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Sonne le réveil,

Tornar prenerComme une sortie d’anesthésie, la pensée endolorie, un peu perdue dans les limbes de l’idéologie dominante. Celle qui veut que l’idéologie a été vaincue par notre première défaite stratégique. Que la lutte des classes soit invalidée, que nous serions à la fin de l’Histoire. Cette anesthésie c’est l’expression de 40 ans de restauration du capitalisme et d’une offensive idéologique réactionnaire sans précédent.

LEUR petit monde de certitudes s’érode inexorablement. Un vent nouveau souffle dans les branches de l’arbre de la liberté.

 Ce qu’ils pensaient comme acquis n’est qu’enfin de compte qu’un château de sable que la nouvelle vague de la Révolution mondiale commence à sérieusement éroder.

Nous sommes encore une majorité à chercher le chemin avec la grille de lecture crée par l’idéologie bourgeoise pour justement nous désorienter.

Sans carte nous tournerons indéfiniment en rond.

Les cartes du chemin de la révolution existe elles sont le produit de la dialectique pratique/théorie du XXe siècle. Nous ne nions pas que tels les antiques portulans beaucoup de chose sont à compléter, à rechercher, à réfléchir. Mais se passer de ses connaissances c’est se condamner à n’être pas plus qu’une extrême gauche d’une démocratie bourgeoise en décomposition  et non un mouvement révolutionnaire.

Nous sommes encore que quelques un, qui peut le nier ? pas nous !

Beaucoup nous traitent de passéiste parce que nous osons dire qu’étudier les expériences passées nous donne beaucoup de clés. Parce que loin d’avoir été des échecs sentencieux, elles sont notre meilleure école. La Révolution pour grandir a besoin d’échec et de défaite. Le XXe siècle a été une grande esquisse il nous faut continuer le dessin en rectifiant les tracés hasardeux.

Nous sommes encore que quelques un,

Ils nous disent que nous récitons de vieilles prières, ils se pensent vivant et nous morts. Et pourtant leur théorie nous fait remonter avant le XXe. Qui sont les passéistes ?

Ils sont nombreux à saluer K.Marx dans sa défense de la Commune malgré l’échec qui fut un coup dur sur le moment. Et pourtant ils font aujourd’hui complètement son opposé, ils décident que les expériences des révolutions soviétiques et chinoises sont un échec à oublier, que tout est à enterrer. K.Marx, au contraire, a tenté de voir où étaient les erreurs des Communards et a fait grandement avancer notre connaissance de la science révolutionnaire tout comme les trois grandes révolutions du XXe siècle.

Nous sommes encore que quelques un,

Nous leur demandons qu’avez-vous à proposer ? Où est votre stratégie, vos plans ? Et leur silence où les réponses vagues et gênées sont notre plus grand avocat.

Certains sont comme la IIe internationale à espérer la crise, ils espèrent que les réponses à leurs faiblesses vont apparaître comme par magie de la pauvreté et de l’exploitation. Alors que la moindre étude nous montre que c’est l’inverse qui se produit quand le mouvement révolutionnaire n’existe pas ou n’est pas assez fort il ne peut y avoir de révolution triomphante, il y a le désespoir, la réaction, le fascisme.

La Révolution est un processus qui se construit de manière subjectif étant donné qu’objectivement tout est en ordre pour changer le monde.

La recomposition idéologique sous fond de crise générale du capitalisme va balayer tout cela. Que chacun fasse ce qu’il à faire, nous nous continuons à avancer lentement mais surement.

Oui un nouveau moment de la révolution prolétarienne mondiale est en train de se dessiner, l’effondrement du vieux révisionnisme soviétique n’a pas été la fin mais bien le début d’un nouveau cycle.

Ce cycle nouveau est celui de la guerre populaire et revolutionnaire mondiale généralisé avec comme but le communisme.

Nous y sommes.

Sur les prochaines échéances électorales - Comité de Construction du Parti communiste révolutionnaire des Terres d'Òc

POSITION DES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES DE LIBÉRATION OCCITANE SUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES DES PROCHAINS MOIS

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      Nous, communistes révolutionnaires authentiques, considérons que le seul "changement" réel pour les masses populaires exploitées et opprimées s'appelle la RÉVOLUTION et consiste en un renversement radical de la classe dominante au pouvoir, la bourgeoisie. Il ne peut donc pas passer par le biais d'élections "démocratiques" dans le cadre des institutions de cette bourgeoisie, de ses règles du jeu. A fortiori dans un État comme la "France", "République" fondée sur la négation d'une bonne dizaine de peuples (sans compter l'outre-mer) derrière une baliverne de "citoyenneté française", "citoyenneté" de bons petits esclaves salariés au service de la production et des profits du Capital, du CAC40 aux PME.

 

 

      C'est la raison pour laquelle les communistes révolutionnaires NE DONNENT PAS DE CONSIGNES DE VOTE aux élections bourgeoises qui, dans les systèmes "démocratiques" ou "républicains" comme le "nôtre", ne sont qu’une saynète périodique participant à l'encadrement mental des masses, au maintien de la "société civile" (Gramsci). SAUF lorsque nos forces nous permettent de présenter nos propres candidatures et d'utiliser d'éventuels élus révolutionnaires comme tribunes politiques pour nos idées et "grains de sable" dans le système[1] ; ou lorsque la situation permet d'imposer à certaines forces démocratiques bourgeoises le dilemme entre s'allier avec nous contre le fascisme ou être écrasées par lui - mais même dans ces deux cas, il faut être attentifs aux dérives d'un tel communisme de gestion (car c'est bien de cela qu'il s'agit), dont le siècle dernier nous offre quantité d'exemples.

 

 

       Nous n'appellerons donc à voter pour AUCUNE liste aux élections municipales du 23 mars prochain, et a fortiori pour le second tour du 30 mars, où le choix devrait être encore plus restreint (globalement : PS ou apparenté, UMP ou apparenté et FN ou "Bleu Marine").

Il est cependant possible, en fonction de la pratique politique des différentes forces en présence ces dernières années, d'appeler clairement à NE PAS VOTER pour telle ou telle d'entre elles ; car nous sommes bien conscients que beaucoup de personnes du peuple tiendront quand même à se déplacer aux urnes pour "s'exprimer" (tandis que l'abstention, de son côté, ne recouvre pas forcément que de bonnes choses, et encore moins forcément une conscience révolutionnaire en développement), et nous tenons donc à dire clairement pour qui ça ne le fait pas du tout de voter selon nous – ou dit autrement, nous invitons les personnes qui nous lisent et souhaiteraient se "faire entendre" dans les urnes le 23 mars à sanctionner les forces politiques suivantes :

 



[1] Ainsi Gramsci était-il député de 1924 à 192, défiant Mussolini lui-même dans l’hémicycle !

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Ce qui nous unis est plus fort que ce qui nous divise.

Article 0 0a942761000005dc 3 468x344société aujourd’hui est traversée par un puissant courant réactionnaire au centre duquel apparaît un ennemi commun qui revêt la fonction de diviseur. Cet ennemi présenté sous plusieurs visages prend très souvent la forme d’un magrébin des quartiers populaires périphériques. Il est censé représenté tous ce que les bons français doivent détester et surtout il renferme en lui beaucoup de malheurs que vivent le peuple au quotidien. « Il vole le travail des honnêtes travailleurs, il abuse des aides de l’Etat, il viole les femmes blanches et voilent les siennes, il ne respecte pas l’autorité, ni le drapeau, il écoute du rap sexiste », bref c’est l’anti-france à lui tout seul. Mais enfin de compte cet individu, personne ne l’a rencontré, il n’existe pas, à part dans l’idéologie dominante qui s’en sert pour diviser les classes opprimées. Ce discours est bien entendu tourné vers les classes populaires et les classes moyennes.

Mais pourquoi donc ?

Avant de continuer essayons de voir quelle est donc cette société française. Comment est-elle constituée ? On nous vend la France comme une nation, comme un ensemble uni et souverain, dans ce système l’Etat serait celui de tous, il serait en quelque sorte le bon père de famille qui empêche les contradictions familiales d’exploser. Il n’en est rien, l’Etat, le concept de nation souveraine au-dessus des classes sont un instrument idéologique pour déformer et cacher sa vrais et seul fonction : garder l’ordre des exploiteurs et empêcher la révolution sociale.

 Regardons les chiffres éloquents de l’exploitation dans l’Etat français et de la concentration des richesses:

·        7 145 000 ménages[1] (représentant 17 millions de pers) ont un revenu disponible de 1129e

·        4 955 000 ménages (représentant 11,5 millions de pers) ont un revenu disponible de 1641e

·        9 660 000 ménages (représentant 23 millions de pers) ont un revenu disponible de 2449e

·        2 215 000 ménages (représentant 5 millions de pers) ont un revenu disponible de 4302e

·        250 000 ménages (représentant 576 000 pers) ont un revenu disponible de 8883e

 

Toujours selon l’INSEE (qu’on ne peut accuser de communisme)

·        10% de la pop possède 48% du patrimoine.

·        20% de la pop possède 65% du patrimoine.

·        30% de la pop possède 77% du patrimoine.

·        70% de la pop possède 33% du patrimoine.

·        Les 30% les plus pauvres ne possèdent rien.

Le patrimoine des ménages en France s’élève à 10 000 milliards d’euros. Donc 10% de la population possède 5000 milliards d’euros de patrimoine. Pour donner un comparatif la dette soit disante mirobolante « n’est que de» 1600 milliards, le trou de la sécu de 11 milliards, le RSA coûte 10 milliards…De plus la dette n’est qu’un artifice pour enrichir toujours les mêmes et nous piller un peu plus mais ce n’est pas le sujet !

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Le socialisme, la société et l’Etat.

 Voilà un très court texte pour illuster ce que nous entendons par un "Etat socialiste", nous tentons de nous questionner sur les grandes erreurs du XXe siècle à ce sujet et de proposer quelques pistes pour y remédier. Certe nous ne remettons pas en cause la nécessité d'un Etat (de nouveau type) mais nous tentons de prendre en compte les critiques justes qui ont été formulé lors des expériences du XXe siècle.

Le socialisme est un mode de production. C’est la socialisation (la mise en commun) de tous les outils de production. C’est le moment où le peuple se saisit des biens de la bourgeoisie capitaliste et (commence) à détruire le système. C’est dans cette péride que le peuple saisi les grands médias, les banques, les grandes surfaces etc. C’est durant cette période que nous mettons en place une économie faîte pour les besoins du peuple, que nous supprimons les salariat, que nous développons le plus possible le système de troc planifier dans l’optique de supprimer l’argent.

Le XXe siècle a connu différentes expériences d’Etats socialistes mais tous ont échoué à mener leurs missions à bien. Ces expériences nous permettent d’éviter de refaire les mêmes erreurs ad vitam aeternam. Pour cela nous pensons qu’il faut recommencer le chemin à partir de la dernière grande expérience révolutionnaire : la révolution chinoise. Repartir donc de l’expérience la plus récente mais aussi en écoutant toute une frange anarchiste dite anti-autoritaire car leurs critiques ne sont pas dénuer de tout fondement. 

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APPEL À DÉNONCER LE GOUVERNEMENT BRÉSILIEN !

Version Portuguais, Français, Anglais, Espagnol.

CHAMADA PARA A DENUNCIA DO GOVERNO BRASILEIRO! 

Neste exato momento , no Brasil, um massacre contra os camponeses pobres e sua liderança no Estado de Rondônia está em preparação. As forças repressivas do Estado e da União planejam um ataque contra camponeses pobres sob o falso pretexto de ocupação a uma reserva natural. Vários tumultos já ocorreram e os camponeses foram vitoriosos na primeira tentativa de despejo. Porém num recente discurso do Governador do Estado Confucius Moura, um proprietário de terras, ele descreve os agricultores como vândalos “e ” bandidos ” e prenuncia o pior.

 Com a intensificação da crise geral do capitalismo, a situação dos países semi- coloniais (os chamados do ‘Sul’) tornam-se cada vez mais difícil. A medida que a crise se aprofunda, a pressão imperialista sobre esses países para captar recursos e pegar novos mercados vem causando muitos transtornos. Mais aparente são as intervenções imperialistas militares diretas ou indiretas atuais ou recentes (Líbia , Mali, Afeganistão , Iraque, Síria, Central etc),rp_helicopteromas isso também significa para a classe trabalhadora e os povos da Ásia, da África, da Américas, um constante agravamento da sua situação social, além da devastação ecológica causada pela exploração monstruosa de tudo o que pode trazer alguns dólares ou euros.

O Brasil não é exceção a essa situação geral, estão por trás do crescimento e desenvolvimento orquestrado pelos gestores do PT e do FMI, na verdade se esconde uma situação dramática para uma grande parte da população. O levante popular de junho 2013 foi um lembrete de que os BRICS como “novos poderes” é uma quimera . A Copa do Mundo de Futebol em 2014, com os Jogos Olímpicos no Rio em 2016, traria a propaganda completa do Brasil do subdesenvolvimento , mas a realidade é teimosa !

Longe de sair da sua ligação com a sujeição dos países imperialistas, os governos da “esquerda” da América do Sul são, na verdade, o reino perfeito do reinado global dos monopólios. Isso contribui para um agravamento das condições de vida e das condições de trabalho, com rendas superiores a compreensão, a inflação galopante, cada vez mais a violência policial, os serviços sociais básicos em mau estado ou inexistente, a corrupção generalizada. 50 % do orçamento do Brasil é utilizado pagar a enorme dívida, bilhões são gastos em projetos de PAC, projetos de desenvolvimento de infra-estrutura, com o único propósito de satisfazer os monopólios imperialistas e bem proximo disso ha hospitais que estão sendo fechados…

A situação no campo é igualmente dramática, a reforma agrária prometida nunca chegou e, pior ainda, a repressão contra os movimentos camponeses aumenta. Execuções sumárias de líderes camponeses por milícias dos latinfudarios, tortura policial, intimidação, tudo é feito para criar um clima de terror entre as pessoas e os movimentos de resistência. Cinco milhões de famílias camponesas no Brasil não têm terra para cultivar e os latifúndios (grandes propriedades agrárias, marca do semi- feudalismo) e outros operadores agro-capitalistas estão presentes em todas as obras do Estado, enquanto o monopólio da mídia criminaliza sistematicamente qualquer desafio.

rp_fogoHoje, com o capitalismo global todas as lutas do mundo estão interligados, o Brasil como a Índia é uma peça central na economia global. É um pais-fazenda do mundo, dedicado à oferta global de alimentos mercantizados, e portanto, quanto mais avançar a revolução no Brasil mais enfraquecer o imperialismo, o mais que podemos lutar nos países imperialistas .

Chamamos todos os revolucionários e progressistas sinceros para apoiar as lutas revolucionárias e nesses países. Temos de sair de um eurocentrismo ideológica, a mudança vem da periferia do Velho Mundo, para onde o vento está soprando um mundo novo. Chamamos para apoiar a revolução agrária no Brasil e denunciar a violência contra as pessoas, especialmente aquelas que ocorrem no estado de Rondônia .

Fazemos uma chamada para o boicote, mais que nunca, da máfia chamada FIFA e da Copa do Mundo de 2014 e das futuras Olimpíadas no Rio de Janeiro, e para expor as mentiras do governante pseudo- esquerda do PT e da Dilma Rousseff.

Enviamos uma salvação fraternas e revolucionárias a todos os lutadores do povo brasileiros que lutam para arriscar a sua vida para uma humanidade liberada e igual.

VIVE A REVOLUÇÃO TERRA NO BRASIL !

VIVA A LUTA JUSTA DOS CAMPONESIS DO RONDÔNIA E EM QUALQUER LUGAR DO MUNDO!

A BAIXO A FIFA !

NÃO VAI TER COPA !


Ont déjà exprimé leur soutien à cet appel / Have already expressed their support to this call / Ya expresaron solidaridad con este llamamiento :

- Servir le Peuple – Sheisau Sorelh – Auba Vermelha (Comité de Construction du Parti communiste révolutionnaire des Terres d’Òc, Occitània, État/Prison-des-Peuples “France”) [à l’initiative de l’appel]

- revue internationale Maoist Road (du PC maoïste d’Italie, PCmF, PCR Canada etc.)

Great Unrest Group / Yr Aflonyddwch Mawr (communiste-révolutionnaire de libération nationale, Pays de Galles, État “britannique”)

- collectif Feu de Prairie (média pour une culture révolutionnaire, État français)

Gran Marcha hacia el Comunismo (Madrid, État espagnol)

Action antifasciste Aube Champagne-Ardenne (État français)

- Comité de Construción do Partido Comunista maoísta de Galiza. (Galiza, État espagnol ; siteDazibao Rojo)

Libertat! (Gauche révolutionnaire d’Occitanie, État/Prison-des-Peuples “France”)

- Organisation communiste Futur Rouge et Parti Communiste Maoiste de France (PCmF)(État français).

Breizhistance Indépendance et Socialisme  (Breizh/Bretagne, État/Prison-des-Peuples “France”)

- O Bloque Independentista de Cuchas. (Puyalon de cuchas (organizacion politica, Purna a organizacion chuvenilA Clau Roya, Colectivio feminista , A Enrestida, Centro Social y Seira , Colectivo sindical estudiantil).(Aragon, Etat Espagnol.)

- Collectif Odio de Clase (Cantabrie, État espagnol)

Ateneu Proletário Galego. (Galiza, État espagnol)

OCML Voie Prolétarienne (État français)

D’autres soutiens peuvent bien sûr être apportés après publication de cet Appel. Il suffit de nous envoyer un message par le formulaire de contact, ou de laisser un commentaire.

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Servir le Peuple?

Après les éructations de Mélenchon sur les mobilisations populaire en Bretagne, le PCF/FdG continue sur sa lancée en défendant la spéculation immobilière organisée par la classe bourgeoise pour ses loisirs, aux dépens des classes populaires.

Ce communiqué, que vous pouvez lire ici, s’attaque aux actions de résistances des Basques face à la dépossession de leur terre et l’impossibilité pour les classes populaires d’y vivre décemment. Le communiqué commence sur les chapeaux de roue en condamnant ‘avec la plus grande énergie’ ces actions de résistance populaire ; nous ne pouvons qu’être passablement 'étonnés' (enfin, seulement à moitié, connaissant le passif) de retrouver dans la bouche d’un Parti se revendiquant des droits du peuple le même lexique que celui de la place Beauvau, passons. S’il n’y avait que cela, nous pourrions mettre ce type de mimétisme langagier sur le compte de l’habitude de côtoyer et de participer au pouvoir.

La suite du communiqué est bien plus grave car elle criminalise la résistance populaire. Pour le PC/FdG cette politique « criminelle est inadmissible » et de plus elle ne serait pas « les bons moyens ». Le PCF/FdG devrait savoir, en tant que (prétendus) 'marxistes', que là où il y a oppression il y a résistance et que si des gens décident de risquer des années de prison, c’est que la situation nécessite autre chose qu’une réponse « démocratique », c’est-à-dire suspendue à une hypothétique victoire (qui n’arrivera pas) des idéaux égalitaires par les urnes. Sachant que le PCF, d’après son nom, se revendique du communisme, nous lui proposons dans la foulée de relire quelques classiques de la littérature marxiste : Le rôle de la violence dans l’histoire ou l’Anti-Dühring de de F. Engels, le Manifeste du Parti communiste du même auteur et de K.Marx ou encore L’État et la révolution de V.I. Lénine. Tout y expliqué, notamment sur le rôle incontournable de la violence dans l’histoire et la nécessité de détruire l'ancien pour construire le nouveau. En bref, communisme et non-violence est un oxymore, là encore nous mettons cela sur le compte du trop long contact incestueux avec la démocratie bourgeoise, qui n’autorise la violence que quand elle est de son 'légitime' ressort.

Le PCF/FdG continue dans la même veine en dénonçant la question ‘identitaire’. Là aussi, nous leur répondons qu’il n’est pas question ‘d’identité’ mais bien de droit des peuples à l’autodétermination, autre concept très important pour tout marxiste conséquent. Les Basques savent très bien qui ils sont et ils demandent avec justesse quelques droits démocratiques légitimes, notamment la séparation d’avec l’État qui les nie. Nous espérons simplement que l’utilisation de ce vocabulaire n’est pas confondre le juste droit des Basques à leur liberté avec un mouvement éponyme à tendance fasciste, n’est-ce pas ?

En continuant, nous tombons dans l’absurde et nous voyons ce même Parti défendre le 'droit' des gens à venir s’installer où ‘il fait bon vivre’. Pourquoi pas, en soi nous n'y sommes pas opposés. Sauf qu’il oublie de préciser que cette ‘volonté de bien vivre’ s'inscrit purement dans un cadre de loisir et que c’est l’apanage de la bourgeoisie des grandes métropoles. Que les vacances et le bien-être de quelques uns durant un ou deux mois empêchent aux personnes les plus fragiles de se loger. Ces mêmes classes qui n’ont pas les moyens d’aller ailleurs pour ‘bien vivre’, et qui de toute manière ne le veulent pas, puisqu'apparemment il fait ‘mal vivre’ ailleurs et parce que tout simplement c’est, ici, chez eux. Le PCF/FdG devrait se demander pourquoi il fait encore ‘bien vivre’ au Pays Basque et beaucoup moins dans les immenses métropoles, vidées de sens, simplement livrées aux bacchanales de la marchandise…

Nous voyons le PCF/FdG défendre ce que K. Marx a dénoncé comme la plus grande aliénation du capitalisme, la supériorité de la marchandise sur l’humain, qu’il a résumée dans la formule : « la mort saisit le vif ». En un mot, il est plus important pour le PCF/FdG de défendre quelques biens immobiliers (bien mal acquis sur l’exploitation du plus grand nombre en plus) que d’être du côté du Peuple. Mais pourquoi cet empressement pour le moins ‘anticommuniste’, si ce n’est par opportunisme électoral ? Si tel est le cas nous proposons au PCF/FdG quelques solutions à proposer à leurs électeurs, allant dans un sens résolument égalitaire :

  • Interdire les agences immobilières.

  • Priorité aux populations locales

  • Fixer le prix du m² de manière autoritaire.

  • Saisir les logements vides et les redistribuer aux personnes en besoin et mal-logé.

  • Appuyer les occupations des maisons vides.

  • Fixer les loyers des HLM à 5% du salaire et des loyers privées à 15%.

  • Annuler les dettes absurdes sur des dizaines d’années contractées par les classes populaires pour acheter un logement.

  • Interdiction de construire sur des terres arables.

  • Et nous rajouterons le droit à l’autodétermination de tous les peuples.

Voilà quelques mesurettes qui rapprocheraient le PCF/FdG des vrais problèmes des classes exploitées et qui auraient un semblant de politique égalitaire, ce qui ne serait pas plus mal en ces temps de montée du fascisme. Mais il est vrai que ce Front ne se revendique même plus d’un État socialiste du Peuple, ni même de l’anticapitalisme mais bien de l’antilibéralisme, cache sexe sémantique pour dire en fin de compte... rien du tout.

Nous trouvons par contre franchement burlesque que ce Parti vienne donner des leçons de politique au Peuple basque. Normalement, un Parti communiste devrait être toujours du côté du peuple (le camp du peuple est notre camp), non pas en dictant ce qu’il doit faire mais en le servant. L’utilisation de la violence dans ce cas n’est pas à discuter, car c’est à l’exploité qui résiste de choisir ses moyens et à nous militants politiques de proposer des réponses pour transformer la réalité et changer le monde. Mais de là à être révolutionnaire, il n’y a qu’un pas, et nous comprenons que la vielle machinerie usée du PCF/FdG ne se risquera pas à un tel saut dans le vide.

Pour autant, nous savons qu'il y a de nombreux militants sincères cachés derrière les ambitions de quelques dents longues aux idées courtes : nous disons à ces camarades que la porte du comité de construction du Parti communiste des terres occitanes est ouverte pour venir lutter pour une véritable politique égalitaire devenue urgente. 

Comité de Construction pour le Parti communiste révolutionnaire des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

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Il y a 95 ans, le 11 novembre 1918, les armes se taisaient (à l'Ouest en tout cas !) sur une Europe transformée en un vaste cimetière. Pour l'État français, ce sera même la plus grande boucherie d'ouvriers, de paysans et autres travailleurs de sa lamentable histoire, bien devant le 'grand' Napoléon et même derrière l'autre guerre qui suivra : 1 400 000 morts, plus de 3% de la population et donc 6% des hommes (mais aussi plusieurs milliers de femmes, infirmières etc.), un mobilisé sur six et même 1/3 de ceux réellement envoyés en première ligne...

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Une telle saignée que la population "française", malgré une immigration importante, en stagnera autour de 40 millions pendant près de 30 ans, jusqu'au fameux "baby boom"... 

Dans cette Grande Boucherie causée par l'impérialisme, stade suprême putréfié du capitalisme qui nous exploite, asservit et mitraille quand nous osons relever la tête ; causée pour être exact par la saturation du partage impérial de la planète qui avait, en apparence seulement, "résolu" la grande crise générale du système commencée vers 1870 ; les Peuples périphériques et colonisés, Occitans et Bretons, Corses et Basques, Ch'tis et Lorrains comme Catalans et banlieusards de Paname (venus de tout l'État), Maghrébins, Africains et Caraïbes, payeront comme en s'en serait douté le plus lourd tribut aux règlements de comptes de leurs oppresseurs ; très largement sur-représentés au nombre des victimes, morts, mutilés ou invalides à jamais (évidemment sur-représentés puisque pour nous un "français" est avant tout une notion de classe, quelqu'un qui a sa "niche écologique" sociale dans le "système France", et ces gens-là étaient rarement en première ligne). Ainsi, les départements occitans auraient-ils totalisé 329.000 morts selon l'état-civil et 362.000 selon les décomptes militaires, pour une population d'environ 8,7 millions soit plus de 4% de la population et 8% des hommes, parfois plus de 10% comme en Auvergne, 17% des mobilisés à Montpellier ou Toulouse et même 19% à Limoges. Les Peuples breton, corse, basque ou catalan peuvent avancer des chiffres similaires.

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Des millions d'ouvriers et de paysans, qui n'avaient rien demandé à personne sinon de gagner le moins péniblement possible leur pain quotidien, furent arrachés à leurs champs et à leurs quartiers et jetés du jour au lendemain dans des trains les conduisant directement au bourbier des tranchées, pour s'y faire cribler par la mitraille et les éclats d'obus, enivrés à mort par la piquette pour obtenir une obéissance impossible à obtenir autrement, celle au sacrifice de soi pour l'intérêt de messieurs bien au chaud dans leurs hôtels particuliers de Paris et d'ailleurs. Et lorsque cette obéissance n'était pas au rendez-vous, c'était le conseil de guerre spécial (sans appel) et au bout, le peloton d'exécution, dans quelques mutineries restées célèbres mais aussi pour la moindre insubordination envers une vermine galonnée (hors officiers de métier, le grade dépendait bien sûr de la position sociale) si l'on était à moins de 15 km des tranchées "ennemies", ou encore pour des soldats rendus hagards par l'explosion permanente des obus (shell shock), pour des mutilations volontaires ou non : des centaines de cas recensés et sans doute des milliers d'autres "oubliés", exécutés sommairement etc. Le pouvoir de l'État-major était absolu.

gueule casseeTel était le sens et la portée du délirium "patriotique" BBR dans lequel baignait la société hexagonale depuis quatre décennies, à coup de "tu seras soldat" au tableau noir et de "parlez français, soyez propres" sous le préau : faire de nos Peuples, sauvagement annexés par les "grands rois qui ont fait la France" du Petit Lavisse, de bons petits soldats à l'usine et, lorsque le besoin s'en ferait sentir, de la chair à canon aux tranchée. Car telle est la destinée de tous les périphériques dans les États qui les ont périphérisés...

Rien n'a d'ailleurs bien changé aujourd'hui, les armées sont certes professionnalisées et technologisées, et en principe les milices autochtones font l'affaire sur des champs de bataille désormais bien loin de l'Europe, mais on n'est jamais trop prudent et dans tous les cas on formate le "soldat opinion" ; on déshumanise à coup d'islamophobie et autres immondices idéologiques ces peuplades pas-comme-nous qui se révoltent ou dont tout simplement l'élite a l'outrecuidance d'"émerger" outre mesure ; et l'on ménage au cas où un peu d'anti-américanisme à coup d'"anti-impérialisme" de pacotille : ce sont "nos" alliés certes, mais on ne sait jamais. Il est cependant un peu tard, messieurs d'en "haut", car si votre propagande en aliène hélas encore trop, beaucoup dans nos Peuples ont fini par prendre conscience ; et ils et elles se préparent à vous livrer une GUERRE PROLONGÉE, aussi prolongée qu'il le faudra, qui s'achèvera avec vos têtes au bout d'une pique si la seule TERREUR de cette perspective ne vous a pas fait détaler avant, vers chez qui voudra bien de vous. Mais revenons à notre sujet.

Guerre 14-18-Généraux Joffre et de Castelnau-1914La "république" célébrée alors depuis 40 ans avec tambours et trompettes avait donc montré son hideux visage de classe à ceux et celles qui, dans l'insouciance de la "Belle époque", auraient eu oublié le sang des Communes de 1871. La république bourgeoise aux parlementaires transis dans leur couardise de notables (beaucoup de pseudo-'socialistes' y compris, après la mort de Joan Jaurès dont on peut penser ce que l'on veut du socialisme antimarxiste, mais qui a néanmoins sacrifié sa vie face à l'hubris militariste) ; république passée sous la coupe du président ultra-réactionnaire Poincaré et des hauts-gradés de la "dictature de Chantilly" (le QG des opérations) ; avant de trouver son dictator providentiel en l'inénarrable Clemenceau, vendéen "républicain" mais pas moins versaillais, le sabreur de notre Grande Révolte de 1907 ; pour une "victoire" finalement et totalement due... pas même aux renforts yankees, mais à l'héroïque2009 01 21 cimetiere douaumont inside soulèvement révolutionnaire des Peuples allemands. 

Toute la putrescence d'un système criminel depuis sa naissance, mais désormais psychopathe dans son agonie s'étalait là sur les champs de ruines et de petites croix blanches. Comble du comble, ce crime abject contre l'humanité ne résoudra RIEN à la crise générale du capitalisme qui l'avait engendré, il ne fera même que la rendre plus aigüe encore. En Europe s'ouvrira l'ère des fascismes, préparant la nouvelle guerre qui sera plus barbare et dévastatrice encore.

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Le Traité de Versailles, l'occupation de la Rhénanie puis de la Ruhr imposeront une inhumaine politique des "réparations" aux Peuples d'Allemagne, dont la rancœur légitime et les cris du ventre vide iront nourrir la fraction la plus agressive et revancharde de la bourgeoisie impérialiste : oui, il est possible de dire et nous disons haut et fort que Clemenceau et Poincaré ont fait Hitler ; oui mesdames et messieurs les drapés-de-tricolore, de Marine Le Pen à Mélenchon jusqu'aux jacobinards vernis de rouge voire de noir*, votre Fraaaaance a objectivement sur les mains, en plus du sang des 'poilus' de 14-18, celui des 50 millions de victimes de la boucherie suivante et des 6 millions de génocidé-e-s des camps !

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Mais nous n'oublions pas non plus, bien sûr, un autre aspect,lumineux celui-là : l'AUBE ROUGE qui au bout de cette longue nuit s'était levée sur les grandes plaines de l'Est, la Grande et Glorieuse Révolution bolchévique d'Octobre, coup d'envoi de lapremière vague révolutionnaire mondiale qui allait faire trembler le Capital dans ses chiottes en or et dont nous prenons aujourd'hui le relais, dont nous recueillons fièrement l'héritage pour mener laNOUVELLE VAGUE qui se lève dans le monde entier à la Victoire, où notre Peuple occitan enchaîné depuis 8 siècles dans la Grande Prison des Peuples nommée 'France' gagnera enfin sa liberté nommée socialisme, comme tous les Peuples de la planète. 

 

Tout ceci ayant été dit, nous tenons aussi à rappeler que :

Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, est né le 2 octobre 1851 à Tarbes (Bigorre), fils de fonctionnaire commingeois, polytechnicien [aujourd'hui son nom est souvent donné aux avenues les plus bourgeoises des villes, les possédants savent reconnaître leurs sinistres héros] ;

Joseph Jacques Césaire Joffre est né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes (Catalogne Nord), fils de tonnelier aisé, polytechnicien ;

Joseph Simon Gallieni est né le 24 avril 1849 à Saint-Béat en Haute-Garonne (Comminges), fils d'un officier d'origine lombarde, passé par le Prytanée de La Flèche et Saint-Cyr ; 

Robert Georges Nivelle est né le 15 octobre 1856 à Tulle (Limousin), fils de notables, polytechnicien ;

comme avant eux Adolf (la faute est volontaire) Thiers était de Marseille (fils de parvenu affairiste douteux), Napoléon Bonaparte était corse (famille aristocratique) et un nombre considérable de ses maréchaux occitans...

caricature-marianneVoilà qui montre bien jusqu'où les "élites" et autres "méritocraties" "occitanes" et globalement "méridionales" vendues sont prêtes à mener notre Peuple : à l'abattoir ; et ce qu'est et doit encore et toujours être notre lutte : une GUERRE DU PEUPLE. Comme toujours dans l'histoire et partout dans le monde, les contremaîtres sont pires que les maîtres.

Que les clowns "occitanistes" bourgeois aillent butiner leurs strapontins municipaux et cantonaux avec leurs copains du PS, d'EELV, du Modem ou du Nouveau Centre quand ce n'est pas carrément de l'UMP.
Que les vermines maurrassiennes à la Bompard et Roudier, qui veulent encore et toujours faire de nòstra Occitània une "petite patrie charnelle" dans leur "Grande France" impérialiste, reçoivent à la gueule le crachat de notre haine de classe mêlé au sang versé de nos anciens.

Notre victoire est au bout du fusil ; et les séides bleus-blancs-rouges pourront toujours nous fusiller comme nos aïeux "désobéissants devant l'ennemi", nous tomberons en chantant laLibertat et nos idées voleront vers d'autres qui, eux, les fusilleront à leur tour comme ils le méritent !   

Puslèu morir de pè que vivir de genolhons,

 LIBERTAT, SOCIALISME O LA MÒRT !

De la contradiction !


la-pyramide-du-systeme-capitaliste-1.jpgDe la contradiction Mao 1957 : http://maozedong.fr/contradiction.pdf

La contradiction universelle dans le capitalisme est celui entre la bourgeoisie et le prolétariat, entre ceux qui possèdent les moyens de productions et les autres, en un mot la lutte des classes.

Mais Mao pense, et c’est un des apports fondamentaux du révolutionnaire chinoise au Marxisme, que dans chaque situation concrète prédomine une contradiction « particulière » qui doit être traité comme dominante. Par exemple, en Chine, durant la guerre contre le Japon à partir de 1937, la nécessité pour les communistes, s’ils voulaient un jour gagner la lutte des classes, était de libérer le pays. Pour cela, il était possible et même nécessaire de s’allier avec toutes les classes ayant intérêt à chasser l’envahisseur (y compris donc une majorité de la bourgeoisie, des possédants de tout poil) : « dans ces conditions toute focalisation directe sur la lutte des classes allait contre la lutte des classes elle-même ». Pour autant, il considérait que ces classes devaient être placées sous la direction du Parti, quartier-général de la conception communiste du monde, et non que le Parti se subordonne (comme cela a pu être fait en Hexagone par exemple) à la bourgeoisie ‘’résistante’’ et notamment au Kuomintang, qui menait aussi (mollement) la résistance contre les Japonais.

Mao poursuit, et c’est un des reproches qu’il fera à Staline, sur le fait que :

"Les forces productives, la pratique et la base économique jouent en général le rôle principal, décisif, et quiconque le nie n’est pas matérialiste ; mais il faut reconnaître que dans des conditions déterminées, les rapports de production, la théorie et la superstructure peuvent, à leur tour, jouer le rôle principal, décisif. Lorsque, faute de modification dans les rapports de productions, les forces productives ne peuvent plus se développer, la modification des rapports de productions joue le rôle principal, décisif".

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