Cultura

De la contradiction !


la-pyramide-du-systeme-capitaliste-1.jpgDe la contradiction Mao 1957 : http://maozedong.fr/contradiction.pdf

La contradiction universelle dans le capitalisme est celui entre la bourgeoisie et le prolétariat, entre ceux qui possèdent les moyens de productions et les autres, en un mot la lutte des classes.

Mais Mao pense, et c’est un des apports fondamentaux du révolutionnaire chinoise au Marxisme, que dans chaque situation concrète prédomine une contradiction « particulière » qui doit être traité comme dominante. Par exemple, en Chine, durant la guerre contre le Japon à partir de 1937, la nécessité pour les communistes, s’ils voulaient un jour gagner la lutte des classes, était de libérer le pays. Pour cela, il était possible et même nécessaire de s’allier avec toutes les classes ayant intérêt à chasser l’envahisseur (y compris donc une majorité de la bourgeoisie, des possédants de tout poil) : « dans ces conditions toute focalisation directe sur la lutte des classes allait contre la lutte des classes elle-même ». Pour autant, il considérait que ces classes devaient être placées sous la direction du Parti, quartier-général de la conception communiste du monde, et non que le Parti se subordonne (comme cela a pu être fait en Hexagone par exemple) à la bourgeoisie ‘’résistante’’ et notamment au Kuomintang, qui menait aussi (mollement) la résistance contre les Japonais.

Mao poursuit, et c’est un des reproches qu’il fera à Staline, sur le fait que :

"Les forces productives, la pratique et la base économique jouent en général le rôle principal, décisif, et quiconque le nie n’est pas matérialiste ; mais il faut reconnaître que dans des conditions déterminées, les rapports de production, la théorie et la superstructure peuvent, à leur tour, jouer le rôle principal, décisif. Lorsque, faute de modification dans les rapports de productions, les forces productives ne peuvent plus se développer, la modification des rapports de productions joue le rôle principal, décisif".

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Sur la violence révolutionnaire

1003911-1375595909333843-271203340-n.jpg" La grande complexité du marxisme peut se résumer en une phrase: " On a raison de se révolter. " Pendant des siècles, on a dit: il est juste d'opprimer et d'exploiter le peuple, mais il est erroné de se rebeller. Le marxisme renverse la thèse. C'est une grande contribution, une thèse établie par Marx à partir de la lutte du prolétariat. En se fondant sur cette thèse, les gens résistent, combattent et œuvrent pour le socialisme. "
MAO TSETOUNG

La guerre civile que l'on veut bannir avec angoisse de la révolution, ne se laisse pas bannir, car la guerre civile n'est qu'un autre nom de la lutte des classes, et l'idée que le socialisme pourrait être réalisé sans lutte des classes, par la décision d'une majorité parlementaire, est une ridicule illusion petite-bourgeoisie. Rosa Luxembourg 1919.

Dans cette période d’aggravation de la seconde crise générale du capitalisme, il y a une question qui va revenir sans cesse dans le débat politique et que nous révolutionnaire nous devons aborder sans ambages, celle de la violence.

Nous allons tenter de préciser quelques points qu'il nous semble essentiel pour bien appréhender la période historique qui s'ouvre devant nos pas.

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Sur la 'marche des Salopes'

14a.jpgNote de Sheisau Sorelh: Alors que les FEMENs s'agitent et que la question féminine baigne dans un féminisme séparé, bien souvent, de la question révolutionnaire, nous proposons un texte des camarades brésiliennes du MFP (Movimento Femino Popular) réagissant à la 'marche des Salopes' au Brésil. Nous pensons que leurs positions sont dans une ligne juste. Bien entendu tout cela ne peut qu'amener au débat, mais leurs positions de classes est pour nous supérieur à l'idée de 'féminisme' c'est à dire enfin de compte une simple question de genre homme/femme alors que la base de l'oppression vient du capitalisme. Les femmes doivent partir à la conquête de la moitié du ciel, elle n'y arriveront que sur des positions justes.

Texte tiré du journal A Nova Democracia ici

Ni salopes, ni saintes : soyons révoutionnaires

Une autre opinion ...

Dans la société où nous vivons, où la grande majorité de la population est exploitée et que leurs droits les plus élémentaires bafoués sur une base quotidienne, nous, les femmes sommes la partie la plus opprimée et dégradée de la classe ouvrière. C'est parce que, en plus de subir le poids de l'exploitation capitaliste et de recevoir des salaires inférieurs à ceux des hommes dans notre classe, nous subissons l'oppression sexuelle millénaire. Les travailleurs, enseignants, agriculteurs, etc., C'est à dire 90% de femmes dans notre société sont doublement exploités et opprimés. Cette oppression sexuelle est née avec la propriété privée et est représentée dans la forme monogame de la famille patriarcale, dans laquelle la femme est un esclave du ménage, responsable de pénibles travaux domestiques et de la souffrance invisible et des humiliations sans fin et de formes de violences ouvertes et cachées, physique et / ou psychologiques, sexuelles et morales, dans et en dehors de la famille.

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Que devons-nous à l'Etat » ?

estl-28-col-un-bac-a-15-milliard-d-euros.jpgIl y a des signes qui ne trompent pas, le sujet du BAC ES 2013 en est un.

« Que devons-nous à l’État » ?

Cette question, en apparence anodine, est en réalité lourde de sens. Déjà, nous pouvons remarquer quelle n'est pas neutre. « Devons nous quelque chose à l’État », par exemple, aurait eu un peu plus de neutralité, alors que cette question sous-entend que nous devons forcément quelque chose à l’État.

Ce qui apparaît dans cette question du BAC ES, c'est tout le poids de l'hégémonie idéologique bourgeoise sur l'ensemble de la société. Sheisau Sorelh ou le média frère Servir le Peuple menons un combat théorique sur le concept gramscien d'hégémonie culturelle et idéologique.

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Notes de lecture sur 'En quoi consiste l'inspiration occitanienne ?' de Simone WEIL

63546-simone-weil-1-bwf4lty1nxgw.jpgTexte du blog frère SLP: ici

Trés bon texte qui donne une nouvelle image de l'occitanie que nous devons porter.


Voici un nouvel extrait de ce que l'on peut appeler les réflexions occitanes de la philosophe - 'marxiste' passée 'catho de gauche' - Simone Weil.


Tout d'abord, il faut situer le contexte : lorsqu'elle rédige ces lignes, Simone Weil est installée en Occitanie (dans la région de Marseille) avec sa famille, au début de l'Occupation nazie et la 'révolution nationale' de Vichy (1940-42) qui les menacent (bien sûr) directement en tant que juifs 'ethniques'. Elle s'y plonge dans la rédaction de Cahiers où elle se penche, notamment, sur l'histoire de cette terre occitane qui lui offre un refuge précaire (non-occupée par les nazis, les juifs y sont discriminés mais pas encore systématiquement pourchassés et envoyés vers les camps de la mort). À ce stade, sa compréhension très idéaliste du marxisme - comme, finalement, un 'humanisme radical' - a déjà 'craqué' ; et elle s'est tournée vers la foi chrétienne et le catholicisme 'de gauche', pensant y trouver les 'réponses' que le marxisme, mal compris par elle mais aussi... caricaturé, parfois, par d'autres, ne lui avait pas apportées. C'est donc un texte imprégné d'idéalisme et même, à bien des moments, mystique que nous avons là : tout, pour elle, dans le panorama historique qu'elle dresse, procède de l'idée - ce qu'elle appelle l''inspiration' ou la 'vocation' (de transcendance divine), véritable maîtresse d'œuvre de l'histoire, sans aucun fondement dans la réalité matérielle (qu'elle 'précède'). ET POURTANT... Encore une fois, comme dans les extraits publiés il y a quelques temps par les camarades de Sheisau Sorelh, une lecture ATTENTIVE de ce qui est écrit montre combien Weil, indirectement, à travers le prisme (déformant !) de son idéalisme religieux, saisit superbement, de manière matérialiste-dialectique, l'histoire de notre Occitanie et de son négateur l’État français... bien mieux que bien des personnes qui (aujourd'hui même !) se considèrent comme les 'gardiens du temple' de la science marxiste ! Il suffit, en fait, de traduire en 'langage' matérialiste dialectique ce que décrit Weil ; de le rattacherà une analyse marxiste de la réalité matérielle (modes de production et crises, classes et contradictions entre elles), pour s'en convaincre... 

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Bulletin n°7

mariana.jpgLibérons Marianne : Fèmna deu Pòple d'òc!

Les valeurs de l'occident entendons les valeurs des pays impérialistes seraient universelles, et de ce fait serait la Vérité. Démocratie, laïcité, capitalisme, consumérisme, marchandisation de tout, du corps au sexe seraient enfin de compte ce que tout humain dans le vrais devrait prendre pour arriver à toucher à la civilisation, à son salut. Notre civilisation serait porteuse du bien, les autres seraient donc le mal, cela serait démontrée par la supériorité culturelle de l'occident. Cette vision qui est profondément ancrée dans la conscience populaire n'est pas nouvelle et vient de loin, directement de l’Église catholique qui pendant au moins 800 ans imposa sa vision du monde, du salut, de la vie,au continent européen, puis à une grande partie de l'humanité. Il est intéressant de voir les similitudes entre le discours théologique et le discours dominant actuel. La 3eme république grande ennemie de la soutane a enfin de compte construit autour de l'idée de République une religion d’État aussi infaillible que le catholicisme l'était pour la monarchie. Le Républicanisme qui est le pendant du parlementarisme capitalisme des autres pays impérialistes ne supportent pas l'hérésie. Ce n'est en fin de compte pas une religion civique comme pouvait l'avoir les Romains où les Grecs, c'est à dire un instrument de lien dans la cité, et non un objet de croyance.

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L'Islam, les musulmans et le mouvement communiste révolutionnaire

femme-voilee.jpgNous poursuivrons notre réflexion culturelle sur une question qui, dans l'État français, nous semble primordiale : celle des colonies intérieures et notamment de sa communauté culturellement la plus importante en nombre, les musulmans. Les 'prières musulmanes de rue' ont réveillé chez beaucoup les vieux démons refoulés derrières les rocades, barres de bétons, flics ; et surtout marqué l’irruption du prolétariat relégué dans la vie de tout les jours.

L’État bourgeois définit par ses lois et ses 'valeurs' qui est 'français' ou pas. Il décide comment doit être un 'bon français', il en donne sa définition. Le bon 'français' ou 'français moyen' est selon les dominants : blanc, laïque, démocrate, citoyen, il aime le foot ou le rugby selon les régions, le porc etc. Nous pourrions à volonté coller des épithètes plus ou moins glorieux au français moyen. En parallèle cet État, et nous reprendrons là l'idée d'Alain Badiou, crée de l'inexistant, c'est à dire que via son appareil idéologique et culturel il retire le droit à exister à des millions d'individus ne rentrant pas dans la définition du 'bon français'.



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Bulletin n°6

floue.jpgLa période actuelle est pour le moins déconcertante : guerre 'humanitaires' contres des dictateurs hier amis des impérialistes, révoltes arabes qui amènent aux pouvoirs des islamistes, théories du complot envahissants le net et une partie de personnes progressistes, impossibilité des débats sur le conflit en Palestine, crise dont personne ne sait expliquer les causes, extrême-gauche à la ramasse théorique etc. Nous avons l'impression que les repères éclatent, que les camps ne sont plus aussi clairs et surtout, tout le monde en conviendra, que tout le monde cherche des réponses au marasme généralisé.

Les organisations révolutionnaires d'avant la crise, notamment anarchistes ou réformistes radicales, sont de plus en plus perdues face aux enjeux de notre époque, elles ne sont pas à la hauteur. Effectivement, il est compliqué de comprendre la crise sans l'analyse marxiste de l'économie et celle, léniniste, de l'impérialisme. La bourgeoisie a tellement bien réussi sa contre-révolution préventive et sa Restauration qu'elle nous a quasiment propulsés au XIXe siècle sur les questions idéologiques. Sa lutte acharnée contre tout ce qui ressemble de près ou de loin à l''idée communiste', sa propagande quotidienne contre les premières expériences socialistes, ont réussit à jeter l’anathème sur les idées révolutionnaires mêmes. Difficile, aujourd'hui, d'avoir une analyse sereine, et donc de tirer des enseignements sur les premières révolutions prolétarienne de l'histoire, sans suinter l'hémoglobine des '100 millions de morts du communisme'.

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