Sur la violence révolutionnaire

1003911-1375595909333843-271203340-n.jpg" La grande complexité du marxisme peut se résumer en une phrase: " On a raison de se révolter. " Pendant des siècles, on a dit: il est juste d'opprimer et d'exploiter le peuple, mais il est erroné de se rebeller. Le marxisme renverse la thèse. C'est une grande contribution, une thèse établie par Marx à partir de la lutte du prolétariat. En se fondant sur cette thèse, les gens résistent, combattent et œuvrent pour le socialisme. "
MAO TSETOUNG

La guerre civile que l'on veut bannir avec angoisse de la révolution, ne se laisse pas bannir, car la guerre civile n'est qu'un autre nom de la lutte des classes, et l'idée que le socialisme pourrait être réalisé sans lutte des classes, par la décision d'une majorité parlementaire, est une ridicule illusion petite-bourgeoisie. Rosa Luxembourg 1919.

Dans cette période d’aggravation de la seconde crise générale du capitalisme, il y a une question qui va revenir sans cesse dans le débat politique et que nous révolutionnaire nous devons aborder sans ambages, celle de la violence.

Nous allons tenter de préciser quelques points qu'il nous semble essentiel pour bien appréhender la période historique qui s'ouvre devant nos pas.

1848.jpgIl n'y a pas UNE violence unique mais bien plusieurs formes, nous révolutionnaire nous parlons de la violence politique ET révolutionnaire. C'est à dire celle qui est une réponse à une oppression subie. La violence est un outil pas une fin en soi, un révolutionnaire ne peut aimer la violence comme expression de force pure, mais bien comme moyen d'arracher nos corps et nos âmes à la soumission, l'oppression, la résignation.

Comprenons que la violence n'est pas de notre côté mais bien du côté du capitalisme, système d'oppression généralisé, génocidaire. L'état, instrument de la bourgeoisie aujourd'hui détient le monopole de la violence, qu'en la police interpelle sans ménagement, réprime toutes contestations, personne ne trouve rien à redire. Mais quand quelques vitres sont brisées ou quelques voitures brûler lors d'émeutes de la Sant Joan , toute la presse et le bon peuple s'élève contre le vandalisme. Nous, révolutionnaires nous pensons que nous devons nous réapproprier cette instrument et détruire le monopole de violence de l'Etat. Car ce n'est pas un jeu mais une guerre à mort et la bourgeoisie ne se laissera jamais détruire par les urnes, ou le pacifisme. C'est impossible. Dire le contraire c'est méconnaître l'histoire et la nature de la domination.

Mais le plus important pour un communiste c'est de servir le peuple et non de la juger. Les masses populaires choisissent leurs outils de résistances. Ceux de ces masses qui sont le plus écrasés, qui subissent en première ligne l'oppression fasciste de notre vieil Etat utilisent bien peu les siting, pétitions et élections pour se défendre. Le dernier exemple en date c'est encore une fois déroulé dans les colonies intérieures de la République, dans la ville de Trappe. L'étincelle qui à enflammé la plaine a été, une fois n'est pas coutume, les provocations racistes du corps de police contre une femme de confession musulmane. La réponse a été à la hauteur de l'oppression que subisse le prolétariat de ces zones pauvres. L'émeute outil du sans voix, de l'exploité pour regagner sa dignité et exister dans un monde qui le nie.

Alors que penser ?

Pour nous communiste aucun doute ne peut être possible, nous soutenons l’insurrection, l'émeute contre le vieil ordre républicain bourgeois, parce que c'est l'arme qu'a choisi le peuple pour résister. Ce qui parle de pacifisme ne connaissent assurément pas l'oppression quotidienne redondante que subi une grande partie de l'humanité.

Que cela soit clair dans nos rangs il n'y a pas de têtes brûlées, d'adorateur de la violence, nous sommes comme tout un chacun nous ressentons la peur, mais c'est là que rentre en jeu l'organisation. Parce que nous communiste nous pensons que la violence politique doit être collective et pas une aventure guerrière. La peur se vainc dans l'organisation, dans le collectif, dans le groupe. Du moment où nous choisissons d'assumer notre lutte et l'esprit de camaraderie jusqu'au bout la question du je se dilue dans le NOUS communiste. Et la peur du 'je' de notre société capitalisme individualiste ce transforme en un 'nous' de joie, d'allégresse. Rage et joie sont les deux sentiments dominants de l'émeute. C'est pour cela que nous pensons que la question de l'organisation aujourd'hui prime sur toutes les autres. Construire le parti révolutionnaire doit être une priorité, car çà sera notre cerveau, notre âme et notre arme. C'est par cet instrument que nous transcenderons nos faibles individualités pour les transformer en une machine de guerre capable de détruire le vieux monde.

Dans chaque émeute, insurrection, le vrais se détache du faux, l'opportunisme tombe. Trappes a fait par exemple tombé le rideau de fumé que devait constituer l'Islam comme outil de contrôle1918spartikist-troupe.jpg social. Dans cette vidéo nous voyons bien que les religieux voudraient jouer le rôle historique de contrôle social mais que l’État lui refuse alors ils ne calment plus les jeunes, et c'est tant mieux ! Ne nous trompons pas Alain Soral ne propose rien d'autre que l'intégration de la religion musulmane comme religion 'officielle' amie du pouvoir pour contrôler les masses prolétaires. Mais le temps des religions étatiques est bien révolu, la roue de l'histoire ne peut aller en arrière, le besoin de religion, sera toujours moins faible que le désir de justice.

Qu'on le veuille ou non il n'y aura pas de changement politique de manière pacifiste, prôner le pacifisme c'est désarmer le peuple, et c'est criminel. Mais pour bien préciser que nous parlons de la violence des masses et en aucun cas d'aventures militaristes vouées à l’écrasement, c'est sur le long terme que ce construit la révolution et c'est cela que nous nommons la Guerre Populaire Prolongée.

L'émeute au de là d'être un moment de résistance est un outil pédagogique, chaque émeute, chaque révolte est une école du communisme. Il n'est pas rare qu'en quelques heures d'émeutes nous apprenons plus qu'en 100 ans de vie.



" Les socialistes ont toujours condamné les guerres entre les peuples comme une entreprise barbare et bestiale. Mais notre attitude à l’égard de la guerre est foncièrement différente de celle des pacifistes (partisans et propagandistes de la paix) bourgeois et anarchistes. Nous nous distinguons des premiers en ce sens que nous comprenons le lien inévitable qui rattache les guerres à la lutte des classes à l’intérieur du pays, que nous comprenons qu’il est impossible de supprimer les guerres sans supprimer les classes et sans instaurer le socialisme ; et aussi en ce sens que nous reconnaissons parfaitement la légitimité, le caractère progressiste et la nécessité des guerres civiles, c’est-à-dire des guerres de la classe opprimée contre celle qui l’opprime, des esclaves contre les propriétaires d’esclaves, des paysans serfs contre les seigneurs terriens, des ouvriers salariés contre la bourgeoisie. Nous autres, marxistes, différons des pacifistes aussi bien que des anarchistes en ce sens que nous reconnaissons la nécessité d’analyser historiquement (du point de vue du matérialisme dialectique de Marx) chaque guerre prise à part " Lénine en 1915


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