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Ce qui nous unis est plus fort que ce qui nous divise.

Article 0 0a942761000005dc 3 468x344société aujourd’hui est traversée par un puissant courant réactionnaire au centre duquel apparaît un ennemi commun qui revêt la fonction de diviseur. Cet ennemi présenté sous plusieurs visages prend très souvent la forme d’un magrébin des quartiers populaires périphériques. Il est censé représenté tous ce que les bons français doivent détester et surtout il renferme en lui beaucoup de malheurs que vivent le peuple au quotidien. « Il vole le travail des honnêtes travailleurs, il abuse des aides de l’Etat, il viole les femmes blanches et voilent les siennes, il ne respecte pas l’autorité, ni le drapeau, il écoute du rap sexiste », bref c’est l’anti-france à lui tout seul. Mais enfin de compte cet individu, personne ne l’a rencontré, il n’existe pas, à part dans l’idéologie dominante qui s’en sert pour diviser les classes opprimées. Ce discours est bien entendu tourné vers les classes populaires et les classes moyennes.

Mais pourquoi donc ?

Avant de continuer essayons de voir quelle est donc cette société française. Comment est-elle constituée ? On nous vend la France comme une nation, comme un ensemble uni et souverain, dans ce système l’Etat serait celui de tous, il serait en quelque sorte le bon père de famille qui empêche les contradictions familiales d’exploser. Il n’en est rien, l’Etat, le concept de nation souveraine au-dessus des classes sont un instrument idéologique pour déformer et cacher sa vrais et seul fonction : garder l’ordre des exploiteurs et empêcher la révolution sociale.

 Regardons les chiffres éloquents de l’exploitation dans l’Etat français et de la concentration des richesses:

·        7 145 000 ménages[1] (représentant 17 millions de pers) ont un revenu disponible de 1129e

·        4 955 000 ménages (représentant 11,5 millions de pers) ont un revenu disponible de 1641e

·        9 660 000 ménages (représentant 23 millions de pers) ont un revenu disponible de 2449e

·        2 215 000 ménages (représentant 5 millions de pers) ont un revenu disponible de 4302e

·        250 000 ménages (représentant 576 000 pers) ont un revenu disponible de 8883e

 

Toujours selon l’INSEE (qu’on ne peut accuser de communisme)

·        10% de la pop possède 48% du patrimoine.

·        20% de la pop possède 65% du patrimoine.

·        30% de la pop possède 77% du patrimoine.

·        70% de la pop possède 33% du patrimoine.

·        Les 30% les plus pauvres ne possèdent rien.

Le patrimoine des ménages en France s’élève à 10 000 milliards d’euros. Donc 10% de la population possède 5000 milliards d’euros de patrimoine. Pour donner un comparatif la dette soit disante mirobolante « n’est que de» 1600 milliards, le trou de la sécu de 11 milliards, le RSA coûte 10 milliards…De plus la dette n’est qu’un artifice pour enrichir toujours les mêmes et nous piller un peu plus mais ce n’est pas le sujet !

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Servir le Peuple?

Après les éructations de Mélenchon sur les mobilisations populaire en Bretagne, le PCF/FdG continue sur sa lancée en défendant la spéculation immobilière organisée par la classe bourgeoise pour ses loisirs, aux dépens des classes populaires.

Ce communiqué, que vous pouvez lire ici, s’attaque aux actions de résistances des Basques face à la dépossession de leur terre et l’impossibilité pour les classes populaires d’y vivre décemment. Le communiqué commence sur les chapeaux de roue en condamnant ‘avec la plus grande énergie’ ces actions de résistance populaire ; nous ne pouvons qu’être passablement 'étonnés' (enfin, seulement à moitié, connaissant le passif) de retrouver dans la bouche d’un Parti se revendiquant des droits du peuple le même lexique que celui de la place Beauvau, passons. S’il n’y avait que cela, nous pourrions mettre ce type de mimétisme langagier sur le compte de l’habitude de côtoyer et de participer au pouvoir.

La suite du communiqué est bien plus grave car elle criminalise la résistance populaire. Pour le PC/FdG cette politique « criminelle est inadmissible » et de plus elle ne serait pas « les bons moyens ». Le PCF/FdG devrait savoir, en tant que (prétendus) 'marxistes', que là où il y a oppression il y a résistance et que si des gens décident de risquer des années de prison, c’est que la situation nécessite autre chose qu’une réponse « démocratique », c’est-à-dire suspendue à une hypothétique victoire (qui n’arrivera pas) des idéaux égalitaires par les urnes. Sachant que le PCF, d’après son nom, se revendique du communisme, nous lui proposons dans la foulée de relire quelques classiques de la littérature marxiste : Le rôle de la violence dans l’histoire ou l’Anti-Dühring de de F. Engels, le Manifeste du Parti communiste du même auteur et de K.Marx ou encore L’État et la révolution de V.I. Lénine. Tout y expliqué, notamment sur le rôle incontournable de la violence dans l’histoire et la nécessité de détruire l'ancien pour construire le nouveau. En bref, communisme et non-violence est un oxymore, là encore nous mettons cela sur le compte du trop long contact incestueux avec la démocratie bourgeoise, qui n’autorise la violence que quand elle est de son 'légitime' ressort.

Le PCF/FdG continue dans la même veine en dénonçant la question ‘identitaire’. Là aussi, nous leur répondons qu’il n’est pas question ‘d’identité’ mais bien de droit des peuples à l’autodétermination, autre concept très important pour tout marxiste conséquent. Les Basques savent très bien qui ils sont et ils demandent avec justesse quelques droits démocratiques légitimes, notamment la séparation d’avec l’État qui les nie. Nous espérons simplement que l’utilisation de ce vocabulaire n’est pas confondre le juste droit des Basques à leur liberté avec un mouvement éponyme à tendance fasciste, n’est-ce pas ?

En continuant, nous tombons dans l’absurde et nous voyons ce même Parti défendre le 'droit' des gens à venir s’installer où ‘il fait bon vivre’. Pourquoi pas, en soi nous n'y sommes pas opposés. Sauf qu’il oublie de préciser que cette ‘volonté de bien vivre’ s'inscrit purement dans un cadre de loisir et que c’est l’apanage de la bourgeoisie des grandes métropoles. Que les vacances et le bien-être de quelques uns durant un ou deux mois empêchent aux personnes les plus fragiles de se loger. Ces mêmes classes qui n’ont pas les moyens d’aller ailleurs pour ‘bien vivre’, et qui de toute manière ne le veulent pas, puisqu'apparemment il fait ‘mal vivre’ ailleurs et parce que tout simplement c’est, ici, chez eux. Le PCF/FdG devrait se demander pourquoi il fait encore ‘bien vivre’ au Pays Basque et beaucoup moins dans les immenses métropoles, vidées de sens, simplement livrées aux bacchanales de la marchandise…

Nous voyons le PCF/FdG défendre ce que K. Marx a dénoncé comme la plus grande aliénation du capitalisme, la supériorité de la marchandise sur l’humain, qu’il a résumée dans la formule : « la mort saisit le vif ». En un mot, il est plus important pour le PCF/FdG de défendre quelques biens immobiliers (bien mal acquis sur l’exploitation du plus grand nombre en plus) que d’être du côté du Peuple. Mais pourquoi cet empressement pour le moins ‘anticommuniste’, si ce n’est par opportunisme électoral ? Si tel est le cas nous proposons au PCF/FdG quelques solutions à proposer à leurs électeurs, allant dans un sens résolument égalitaire :

  • Interdire les agences immobilières.

  • Priorité aux populations locales

  • Fixer le prix du m² de manière autoritaire.

  • Saisir les logements vides et les redistribuer aux personnes en besoin et mal-logé.

  • Appuyer les occupations des maisons vides.

  • Fixer les loyers des HLM à 5% du salaire et des loyers privées à 15%.

  • Annuler les dettes absurdes sur des dizaines d’années contractées par les classes populaires pour acheter un logement.

  • Interdiction de construire sur des terres arables.

  • Et nous rajouterons le droit à l’autodétermination de tous les peuples.

Voilà quelques mesurettes qui rapprocheraient le PCF/FdG des vrais problèmes des classes exploitées et qui auraient un semblant de politique égalitaire, ce qui ne serait pas plus mal en ces temps de montée du fascisme. Mais il est vrai que ce Front ne se revendique même plus d’un État socialiste du Peuple, ni même de l’anticapitalisme mais bien de l’antilibéralisme, cache sexe sémantique pour dire en fin de compte... rien du tout.

Nous trouvons par contre franchement burlesque que ce Parti vienne donner des leçons de politique au Peuple basque. Normalement, un Parti communiste devrait être toujours du côté du peuple (le camp du peuple est notre camp), non pas en dictant ce qu’il doit faire mais en le servant. L’utilisation de la violence dans ce cas n’est pas à discuter, car c’est à l’exploité qui résiste de choisir ses moyens et à nous militants politiques de proposer des réponses pour transformer la réalité et changer le monde. Mais de là à être révolutionnaire, il n’y a qu’un pas, et nous comprenons que la vielle machinerie usée du PCF/FdG ne se risquera pas à un tel saut dans le vide.

Pour autant, nous savons qu'il y a de nombreux militants sincères cachés derrière les ambitions de quelques dents longues aux idées courtes : nous disons à ces camarades que la porte du comité de construction du Parti communiste des terres occitanes est ouverte pour venir lutter pour une véritable politique égalitaire devenue urgente. 

Sur la violence révolutionnaire

1003911-1375595909333843-271203340-n.jpg" La grande complexité du marxisme peut se résumer en une phrase: " On a raison de se révolter. " Pendant des siècles, on a dit: il est juste d'opprimer et d'exploiter le peuple, mais il est erroné de se rebeller. Le marxisme renverse la thèse. C'est une grande contribution, une thèse établie par Marx à partir de la lutte du prolétariat. En se fondant sur cette thèse, les gens résistent, combattent et œuvrent pour le socialisme. "
MAO TSETOUNG

La guerre civile que l'on veut bannir avec angoisse de la révolution, ne se laisse pas bannir, car la guerre civile n'est qu'un autre nom de la lutte des classes, et l'idée que le socialisme pourrait être réalisé sans lutte des classes, par la décision d'une majorité parlementaire, est une ridicule illusion petite-bourgeoisie. Rosa Luxembourg 1919.

Dans cette période d’aggravation de la seconde crise générale du capitalisme, il y a une question qui va revenir sans cesse dans le débat politique et que nous révolutionnaire nous devons aborder sans ambages, celle de la violence.

Nous allons tenter de préciser quelques points qu'il nous semble essentiel pour bien appréhender la période historique qui s'ouvre devant nos pas.

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Nostra escòla

Chaque lutte doit être une école du communisme.

Chaque lutte doit nous renforcer.

Chaque lutte doit nous faire toujours plus repousser la peur.

La peur de la répression, la peur de la police, de la prison, de la BAC, le pire des maux que ce système a réussit à nous infliger, à nous révolutionnaires.

Avant de se voir grand nous devons aujourd'hui bâtir des bases solides, de camaraderies, de pratiques, de références et de connaissances communes, redécouvrir les enseignements du Mouvement révolutionnaire. En un mot nous devons créer une nouvelle culture de lutte.

Sans une culture commune de combat nous ne pourrons pas avancer comme un seul Homme, dans une même direction.

Sans une ligne politique claire et une compréhension du monde actuel nous sommes condamnés à échouer. Tout mouvement doit donc se construire sur un ensemble de choses pratiques et théoriques mise à l'épreuve du feu.

Être capable d'expliquer autour de nous pourquoi nous luttons, la justesse de notre combat mais aussi être capable d'être des exemples dans l'affrontement.

'Servir le peuple de tout notre cœur', voilà notre raison d'être.

Armée de l'économie politique, avec une juste compréhension de l'époque, d'une vision globale de la situation mondiale, nous ne pouvons qu'avancer.

Cette nouvelle culture de lutte qui doit éclore de nos combats actuels et futurs sera le fer de lance du combat contre l'hégémonie culturelle bourgeoise. Hégémonie dominée par l'individualisme, le nihilisme, le désespoir, la course au profit etc.

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Déclaration internationale maoïste pour le 1er Mai 2013

internacionalisme.jpgLes masses populaires veulent renverser les gouvernements capitalistes, impérialistes et les gouvernements qui les servent !

Les prolétaires veulent s’unir pour le Parti de la révolution !

Les communistes soutiennent les luttes anti-impérialistes et développent les Guerres Populaires pour la révolution prolétarienne mondiale!


L'impérialisme est le «stade suprême du capitalisme » - une étape de « parasitisme et putréfaction» (Lénine, L'impérialisme, stade suprême du capitalisme).Il s’agit aujourd’hui de l’enterrer au plus vite. La crise du capitalisme est comme une maladie chronique qui le tourmente. Elle crée les conditions pour sa mort.  

La crise du capitalisme, c’est avant tout une crise de surproduction : « Au cours des crises, une épidémie qui, a tout autre époque, eût semblé une absurdité, s’abat sur la société – l’épidémie de surproduction. La société se trouve ramenée à un état de barbarie momentanée. » (Marx et Engels, Manifeste du Parti Communiste)

Mais à l’heure où la bourgeoisie intensifie ses efforts pour faire payer la crise aux masses populaires, il est bon de rappeler ce qu’ont écrit Marx et Engels il y a plus de 150 ans dans le Manifeste : « Les armes dont la bourgeoisie s’est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd’hui contre la bourgeoisie elle-même. Mais la bourgeoisie n’a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort : elle a produit les hommes qui manieront ces armes – les ouvriers modernes, les prolétaires. »

Aujourd’hui, le prolétariat mondial n’a jamais été si nombreux. L’ensemble des masses populaires représente au moins 90 % de la population et ce sont ces 90% qui sont concernés par cette crise et qui ont besoin d’un changement radical de société. « Le mouvement prolétarien est le mouvement autonome de l’immense majorité dans l’intérêt de l’immense majorité. »(Idem)


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La solidarité internationale une nécessité révolutionnaire.

internacionalisme.jpgNotre solidarité internationale prolétarienne n'est pas une question d'humanisme ou d'éthique, mais bien une nécessité révolutionnaire et nous allons voir pourquoi.

Si l'on ne comprend pas comment fonctionne le système capitaliste mondial, il est difficile de comprendre pourquoi un petit paysan du Carcin, du Roerga ou de Provença devrait soutenir le mouvement pour la révolution agraire au Brésil ou la Guerre populaire en Inde.

Ce ne sont pas les 'nouvelles technologies d’information' et les 'moyens de communication' qui font que les être humains sont reliés à un avenir collectif, mais bien l'exploitation capitaliste et son hégémonie planétaire.

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Bulletin n°6

floue.jpgLa période actuelle est pour le moins déconcertante : guerre 'humanitaires' contres des dictateurs hier amis des impérialistes, révoltes arabes qui amènent aux pouvoirs des islamistes, théories du complot envahissants le net et une partie de personnes progressistes, impossibilité des débats sur le conflit en Palestine, crise dont personne ne sait expliquer les causes, extrême-gauche à la ramasse théorique etc. Nous avons l'impression que les repères éclatent, que les camps ne sont plus aussi clairs et surtout, tout le monde en conviendra, que tout le monde cherche des réponses au marasme généralisé.

Les organisations révolutionnaires d'avant la crise, notamment anarchistes ou réformistes radicales, sont de plus en plus perdues face aux enjeux de notre époque, elles ne sont pas à la hauteur. Effectivement, il est compliqué de comprendre la crise sans l'analyse marxiste de l'économie et celle, léniniste, de l'impérialisme. La bourgeoisie a tellement bien réussi sa contre-révolution préventive et sa Restauration qu'elle nous a quasiment propulsés au XIXe siècle sur les questions idéologiques. Sa lutte acharnée contre tout ce qui ressemble de près ou de loin à l''idée communiste', sa propagande quotidienne contre les premières expériences socialistes, ont réussit à jeter l’anathème sur les idées révolutionnaires mêmes. Difficile, aujourd'hui, d'avoir une analyse sereine, et donc de tirer des enseignements sur les premières révolutions prolétarienne de l'histoire, sans suinter l'hémoglobine des '100 millions de morts du communisme'.

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Occitània nouvel eldorado capitaliste ?

prov.jpg Nous le savons le capitalisme transforme le monde à son image, sa conception du monde tente de pénétrer toutes les activités humaines matérielles ou culturelles. L'urbanisation, la destruction des territoires, la concentration urbaine ne sont que des conséquences de l'extension, de la transformation capitaliste.

Nous sommes rentrés dans la seconde crise de surproduction absolue de capital, même si cette crise est la dernière d'un système à bout de souffle, elle peut encore durer un bon moment, cela dépendra de la capacité des révolutionnaires à accélérer le court des choses. Dans le texte De quoi la crise est-elle le nom ?, nous avons vu que ce type de crise ne peut se résoudre que dans la guerre impérialiste OU la révolution.

Les guerres des deux dernières décennies, Yougoslavie Syrie, Irak, Mali, Afghanistan, Libye, Côte d'Ivoire, somalie etc, en sont l'expression la plus visible. Le capitalisme pour continuer à se survivre doit donc soit investir de nouveau marché, soit tout détruire pour reconstruire et donc commencer une nouvelle phase d'accumulation capitaliste.


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