Le socialisme, la société et l’Etat.

 Voilà un très court texte pour illuster ce que nous entendons par un "Etat socialiste", nous tentons de nous questionner sur les grandes erreurs du XXe siècle à ce sujet et de proposer quelques pistes pour y remédier. Certe nous ne remettons pas en cause la nécessité d'un Etat (de nouveau type) mais nous tentons de prendre en compte les critiques justes qui ont été formulé lors des expériences du XXe siècle.

Le socialisme est un mode de production. C’est la socialisation (la mise en commun) de tous les outils de production. C’est le moment où le peuple se saisit des biens de la bourgeoisie capitaliste et (commence) à détruire le système. C’est dans cette péride que le peuple saisi les grands médias, les banques, les grandes surfaces etc. C’est durant cette période que nous mettons en place une économie faîte pour les besoins du peuple, que nous supprimons les salariat, que nous développons le plus possible le système de troc planifier dans l’optique de supprimer l’argent.

Le XXe siècle a connu différentes expériences d’Etats socialistes mais tous ont échoué à mener leurs missions à bien. Ces expériences nous permettent d’éviter de refaire les mêmes erreurs ad vitam aeternam. Pour cela nous pensons qu’il faut recommencer le chemin à partir de la dernière grande expérience révolutionnaire : la révolution chinoise. Repartir donc de l’expérience la plus récente mais aussi en écoutant toute une frange anarchiste dite anti-autoritaire car leurs critiques ne sont pas dénuer de tout fondement. 

Basiquement nous avons deux visions du socialisme, il y a la vision anarchiste qui pense qu’on peut abolir l’état d’un coup de baguette magique. Et la vision communiste qui pense que l’état doit subsister le temps de détruire la bourgeoisie en tant que classe, aidé à organiser la société et éviter l’invasion par des armés contre-révolutionnaires. Car ne soyons pas naïf même en lui enlevant son pouvoir économique cette classe ne va pas  s’avouer vaincue et va essayer de lever contre le pouvoir populaire des partis du peuple c’est un des acquis du XXIe siècle.

Donc nous pensons qu’un état doit exister. Mais comprenons bien cet état n’est pas une version remastérisé de l’état bourgeois. C’est un état de type nouveau qui assure la transition. L’ancien état doit être démonté pierre par pierre. Cet état n’a rien avoir avec l’ancien sauf qu’il demeure de fait l’instrument d’une classe mais une classe différente, la nôtre, celle des travailleurs. C’est donc un instrument de coercition.

Nous ne devons pas oublier qu’il n’est qu’un moment de transition, où petit à petit mais le plus rapidement possible le peuple va assumer toutes les fonctions de l’état et donc cet instrument dépérira. [1] Le problème de cette vision des choses et nous en avons pleinement conscience c’est que l’état nouveau peut se constituer en nouveau système d’oppression, il peut se reconstituer une nouvelle bourgeoisie liée à l’existence de cet état. Au lieu de dépérir enfin de compte il se renforce et étouffe la démocratie.

 Pour combattre cela nous pensons que dès le début de la révolution le maximum de chose doit être dévolu aux conseils, dans ce sens :

A tout niveau (central, régional, provincial, communal, de zone, d’unité de production, d’entreprise, d’école, d’institution, etc.), tout le pouvoir (législatif, exécutif, judiciaire, économique, militaire, de police, culturel, d’éducation, etc.) appartient à un Conseil unique (assemblée, chambre) composé de délégués élus et révocables à tout moment et sans exception par ceux qui les ont élus. Chaque Conseil nommera et révoquera ses propres organes de travail. (...)

 

Auto-gouvernement à tout niveau (central, régional, provincial, communal, de zone, d’unité de production, d’entreprise, d’école, d’institution, etc.). Élimination de toute autorité locale nommée d’en haut.

 

Organisation générale des masses et prise en charge directe par les organisations de masse des tâches d’organisation et de gestion d’un nombre croissant d’aspects de la vie locale : économie, culture, santé, éducation, administration de la justice, ordre public, défense du territoire, lutte contre la contre-révolution, milice territoriale, politique, administration de la justice, etc." 

 

C’est le principe de subsidiarité : le maximum de pouvoir à la base. L’état n’étant là que pour assumer les tâches qui ne peuvent être assumées efficacement à la base. Chaque citoyen devra pouvoir enfin de compte pouvoir :

 

  1. Produire, c’est-à-dire que tout un chacun est à même d’accomplir n’importe quelle tâche de production dans la société, de la fabrication d’une maison, à celui d’un vaccin, piloter un avion ou écrire une musique entraînante. Production socialement utile, nous parlons donc de l’antithèse de l’idée de travail (qu’il soit salarié ou autre) une société doit produire se nourriture, ses habits, ses maisons mais aussi sa culture propre et tout un tas de chose nécessaire à l’humain pour avoir une vie épanouie, libre et intéressante.
  2. Diriger, c’est-à-dire que tout un chacun est à même d’avoir des fonctions politiques dans la société, il n’y aura pas de classe politique professionnel comme aujourd’hui. La vie de la cité est l’affaire de tous et toutes.
  3. Défendre, c’est-à-dire que tout citoyen (homme et femme) est à même d’être général et soldat pour défendre le pays. Et oui nous ne pouvons pas passer sur la question de la sécurité. Toutes révolutions qui triomphe va être victime de tentative de destruction de l’extérieur et de l’intérieur.

 

Nous voyons donc la Commune Populaire comme unité politique, économique et militaire de base de notre société. Cette CP sera enfin de compte pour nous en Occitània, l’ancienne forme politique que notre peuple avait avant le capitalisme (républiques pyrénéennes, système foral etc) mais à un niveau supérieur : donc aucun retour dans le passé. Nous ferons bien mieux !

Pour plus développer le sujet vous pouvez vous reférez au dossier sur le blog Servir Le Peuple.

 

 

 

 

 

 

 



[1] A la différence par exemple de l’URSS où les soviétiques pensaient que supprimer les rapports de productions capitalistes (c’est à dire qui produit, qui possède les machines) allait régler automatiquement toutes les autres questions, nous pensons comme il a été démontré par les communistes chinois que la question économique est certes fondamentale mais ne supprime pas toutes les contradictions (loin de là même). Il faut une révolution culturelle c’est-à-dire un changement général de mentalité qui passe par une nouvelle éducation (entre autre ) pour créer une nouvelle culture.

 

capitalisme mort révolte insurecction démocratie culture révolution guerre civile communisme communiste maoisme

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site