De quoi la crise est-elle le nom ? (parti 1)

crise.jpgLa Crise par si, la Crise par là, la Crise occupe le centre nos préoccupations, tout le monde s'accorde à dire que cela va mal. Le capitalisme en crise entraîne tous et toutes dans un gouffre, nous avons le vertige et peu de signe, pour le moment, prouve que nous allons arriver à dépasser cette époque. Le pessimiste, le fatalisme sont aujourd'hui de puissant courant contre-révolutionnaire qui entraînent de la part de révolutionnaires des actions désespérées, non organisées, qui ne peuvent qu'échouer. Aujourd'hui la décadence du système capitaliste n'est pas seulement économique, elle est un fait de civilisation. Cette décadence touche tous les secteurs de l’activité humaine matérielle et spirituelle. Comprendre la Crise du capitalisme c'est pouvoir s'attaquer sereinement au problème et aller à l'essentiel, la question de sa destruction.

Une des bases fondamentales pour toutes actions révolutionnaires et de comprendre cette époque. Sans cela toute activité, toute analyse ne peut être que confuse et ne peut pas comprendre la globalité et surtout l'enjeu historique et civilisationelle qui se cache derrière.

Ce texte va tenter d'expliquer simplement la crise et de démontrer que ce moment est la limite historique du mode de production capitaliste. Pour cela nous nous appuierons sur le document du (n)PCI que vous pouvez consulter dans notre partie teoria. Ce texte a été écrit en 1985 vous allez pouvoir voir avec étonnement que tout ce qui est indiqué ci-dessous est le juste reflet de la situation actuelle, une preuve que le marxisme est une arme pour comprendre l'époque.

subprime-mortgages.jpgEn 2007, aux USA, éclatait la crise du crédit immobilier. Avec elle commençait la phase terminale de la crise générale du capitalisme initiée dans les années 70. Nous verrons qu'il n'y a que deux options qui peuvent faire sortir de la crise, l'une c'est la guerre impérialiste, les guerres qui s'enchaînent dans les périphéries du centre capitaliste sont l'expression de cela, la seconde c'est la révolution prolétarienne.

Le pourquoi de cette crise


Nous avons affaire à la seconde crise de surproduction absolue de capital. Seconde car la première c'est déroulé au début du XXe siècle et n'a trouvé de solution que dans la seconde guerre mondiale avec les massacres et les destructions que nous savons.

Qu'entend on derrière cet apparent barbarisme de « surproduction absolue de capital ». C'est en fait très simple et c'est ce phénomène qui fait que le capitalisme ne peut être que chaos et crise et ne pas être régulé, n'en déplaise à beaucoup.

Surproduction de capital n’équivaut pas a surproduction de marchandises. Il est banal de constater qu’aujourd’hui il y a aussi une surproduction de marchandises, car il ne peut pas en être autrement. Quand le marché se contracte, il y a surproduction de marchandises, c’est a dire que sont produites plus de marchandises qu’il ne peut en être vendu avec profit ; de même il y a sous-consommation, c’est a dire que sont acquises moins de marchandises qu’il n'en est produit ; et encore de même il y a des disproportions entre les secteurs, c’est a dire que des secteurs absorbent moins que ce qui est produit par des secteurs complémentaires, ou a l’inverse des secteurs produisent plus que ce qui est absorbe par des secteurs complémentaires. Par exemple l'industrie du bois avec l'industrie du meuble. Si les ventes de meubles chutes, la production de meuble diminue qui elle même fait diminuer la production de bois, qui diminue la production de machine de coupe etc.

Tout ceci (surproduction de marchandises, sous-consommation, disproportion) est une manifestation de la cause de la crise actuelle, de même que la cause de la maladie chez un homme se manifeste par le fait qu’il ait de la fièvre, soit sans forces etc. La question n'est pas l’existence ou non de ces phénomènes, mais de comprendre si ceux-ci sont la cause motrice de la crise, ou seulement des symptômes.

Dans l’histoire de la société bourgeoise, il y a eu aussi bien des crises par surproduction de marchandises, que des crises par sous-consommation ou par disproportion.

  • Les crises par surproduction de marchandises ont le déroulement suivant : les ventes ont le vent dans les voiles, les prix augmentent, les capitalistes se mettent a amplifier la production, les entreprises travaillent a plein rythme, les débouchés (pour la production) croissent mais a un rythme inférieur de celui de la production ; et l’on arrive a un point ou les ventes cessent de croître et bientôt s’effondrent : une masse de marchandises reste invendue, faillites, effondrement des prix, fermeture des entreprises, chômage.

Donc, une crise produite par le développement rapide et impétueux du volume de la nproduction dans un ou plusieurs secteurs, et qui provoque un marasme général.

  • Pareillement, une crise par sous-consommation survient quand vient a cesser plus ou moins brusquement l’usage de certains produits, quand se ferment plus ou moins brusquement certains débouchés commerciaux. Les quantités produites et les quantités utilisées globales sont, dans la société bourgeoise, le résultat des actions indépendantes et contradictoires des capitalistes individuels et des individus (coordonnées et dirigées seulement jusqu’à un certain point par les associations et les gouvernements) ; et donc l’écart entre les deux est la norme, la coïncidence est l’exception.

Dans chaque crise concrète, il s’agit d’aller voir quel mouvement l’a produite, s’il s’agit d’une augmentation improvisée de la production d’un ou plusieurs produits essentiels, d’une interruption brusque de certains débouchés fondamentaux, ou d'autre chose. Car en apparence, dans toute crise il y a soit surproduction, soit sous-consommation, soit disproportion.

La plus-value et le surtravail, le vol comme base du capitalisme.

Dans le mode de production capitaliste, le temps de travail du prolétaire se divise en temps de travail nécessaire et temps de surtravail. Le travail nécessaire est le travail que le travailleur effectue pour assurer la production et la reproduction de sa propre force de travail, c'est-à-dire le travail qu'il lui faut fournir pour satisfaire ses besoins et se reproduire. Le surtravail est le travail accompli au-delà du temps de travail nécessaire, donc effectué gratuitement pour le compte du détenteur du capital qui achète la force de travail. Par exemple dans notre fabrique de meubles un ouvrier à besoin d'un travail nécessaire de 2h dans la journée pour en théorie toucher son salaire. C'est à dire en travaillant 2h par jour par moi il toucherait en théorie se même salaire qu'en travaillant 8h aujourd'hui . Les 6h autres sont des heures de travail gratuite pour l'ouvrier et volées par le capitaliste. Voilà ce qu'est le surtravail et d'ou vient le profit.

Maintenant expliquons la crise surproduction absolue de capital.

En quoi consiste la crise par surproduction absolue de capital ? Attentieon cette partie est à première vue la plus complexe mais c'est de cela que tout découle.

Considérons le cycle de valorisation du capital global, c’est a dire le parcours a travers lequel un capital d’une grandeur donnée, en faisant travailler des ouvriers, se transforme en un capital de grandeur supérieur. Dans notre cas les moyens mis en œuvre par le capitaliste pour transformer des planches en meubles par les ouvriers

.

Le capital C se valorise en produisant une plus-value PV. A présent la nouvelle valeur (C+PV)

doit, a son tour, se valoriser a nouveau. Il faut savoir qu'un capital qui n'est pas valoriser c'est de l'argent perdu. Donc incessamment le capital doit remis en jeu dans ce cycle ET fournir de nouveau profit plus elevé.

Ceci requiert soit de nouvelles initiatives (développement extensif, il investit par exemple dans la coup de bois), soit une croissance de la composition organique dans les anciens domaines d’application du capital, sur la base d’une croissance de la composition technique (développement intensif, il acquière de nouvelle machine pour faire des meubles plus rapidement). Le nouveau capital C’ = (C+PV) doit ainsi se valoriser en produisant une nouvelle plus-value PV’. Si le nouveau capital C’ est employé grâce a une haute composition technique et organique, il convient d’examiner comment se déroule la production de plus-value. Il peut y avoir des situations très différentes. Considérons les suivantes (en utilisant, pour représenter les cycles de valorisation, les expressions utilisées par Marx dans le Capital, livre I, 3e

C = capital constant (investissement brut du capitaliste)

V = capital variable (salaires, matièred brut)

C+V = capital global (la capital total employé par le capitaliste)

PV = plus-value extorquée (le vol du capitaliste)

P’ = taux de profit (en %) = 100 pv/(c + v) (est ce que c'est rentable pour le capitaliste)

P = capital global en fin de cycle

S = taux de plus-value en % =100 (pv/v)

(Les chiffres donnés sont seulement des chiffres à titre d’exemple)

eclaircissements) :

C V PV P

1. 100 + 50 + 50 = 200 P’ = 33.3% S = 100%

2.1 18 + 15 + 25 = 225 P’ = 12,5% S = 166%

2.2 170 + 30 + 50 = 250 P’ = 25% S = 166%

2.3 162,5 + 37,5 + 62,5 = 262,5 P’ = 31,2% S = 166%

2.4 155 + 45 + 75 = 275 P’ = 37,5% S = 166%

Le cas 1 est le premier cycle de valorisation, que nous considérons déjà advenu et conclu. Les cas 2.1, 2.2, 2.3 et 2.4 sont tous les quatre des cas possibles de second cycle de valorisation, tous avec un capital global de 200 et différentes compositions organiques.

Supposons que dans le cas n°1, le capital ait employé 10 ouvriers qui ont travaille 5 heures comme travail nécessaire (NdT : à gagner leur salaire) et 5 heures comme surtravail (la valeur produite est ici empochée par le propriétaire capitaliste de l’entreprise)1.

  • Le cas 2.1 peut être le résultat d’un capital de 200 qui emploie 4 ouvriers travaillant 3h45

comme travail nécessaire et 6h15 comme surtravail.

  • Le cas 2.2 peut être le résultat d’un capital de 200 employant 8 ouvriers qui travaillent 3h45

comme travail nécessaire et 6h15 comme surtravail.

  • Le cas 2.3 peut être le résultat d’un capital de 200 avec 10 ouvriers travaillant 3h45 comme

travail nécessaire et 6h15 comme surtravail.

  • Le cas 2.4 peut être le résultat d’un capital de 200 qui emploie 12 ouvriers travaillant 3h45

comme travail nécessaire et 6h15 comme surtravail.

Si la nouvelle composition organique amène un cycle de valorisation comme le 2.4, aucun problème : augmentent a la fois le taux de profit, le taux de plus-value et la masse de plusvalue. Si la nouvelle composition organique amène a un cycle de valorisation comme le 2.3, naissent des problèmes du fait que le taux de profit diminue. Mais du moment que la masse de plusvalue augmente, toute la nouvelle valeur sera utilisée comme capital. La concurrence entre capitaux s’accentue.

Si la nouvelle composition organique porte a un cycle de valorisation comme le 2.2 ou pire, comme le 2.1, la valeur produite dans le premier cycle, C+PV, ne peut s’employer totalement comme capital dans le cycle suivant de valorisation. Aucun capitaliste n’acceptera jamais d’employer un capital supérieur pour récolter une masse de plus-value inférieure ou égale à celle qu’il récoltait en employant un capital inférieur. Évidemment, nous parlons ici des conditions de valorisation du capital global. Nous avons ici une surproduction de capital : il a été produit (dans le cycle précédent) plus de valeur qu’il ne peut en être réutilise comme capital dans le cycle suivant. C'est de cette crise de surproduction de capital que parlait Marx, lorsqu’il disait expressément que :

"quand donc le capital accru produirait une masse de plus-value seulement équivalente, ou même inférieure a celle produite avant son accroissement, alors nous aurions une surproduction absolue c’est a dire étendue a toutes les branches de la production) de capital ; autrement dit, le capital accru C + ΔC ne produirait pas un profit supérieur, ou produirait même un profit inférieur a celui donne par le capital C avant son augmentation de ΔC (Marx, Le Capital, livre III, Ed. Riuniti, 1965, p. 304).

Inévitabilité de la surproduction de capital

Est-ce-que dans la société bourgeoise se produisent nécessairement des situations de surproduction absolue de capital ? Considérons un monde tout entier soumis au capital. Il est inévitable d’arriver a des situations de surproduction absolue de capital. En fait, a chaque augmentation de la situation organique, le capital réduit la masse de travail qu’il met en œuvre à parité de la quantité de valeur d’usage produite.

Dans le cas 1, le capital met en œuvre 10 x (5+5) = 100 heures de travail.

Dans le cas 2.1 le capital met en œuvre 40 heures de travail ;

dans le cas 2.2, 80 heures.

Ceci est une tendance constante et nécessaire du capital. La masse de travail mise en œuvre par le capital (a quantité égale, il n’y a pas corrélation de valeur d’usage produite) tend vers doll.jpgzéro. La valeur conservée tend continuellement a croître par rapport a la quantité de nouvelle valeur produite.

On ne peut objecter que la masse de travail expulsée de la production sera en définitive (c’est à dire à travers des convulsions et des contradictions sur une longue période) employée dans la production de nouveaux et plus puissants moyens de production. Que ce soit parce qu’un nouveau moyen de production n’est adopté par le capital que si l’économie de travail vivant payé, obtenue par son adoption, est supérieure a la quantité de travail vivant (paye ou non) que sa fabrication requiert, en plus de celle que la production de l’ancien exigeait ; ou parce que (comme le faisait déjà observer Marx il y a plus de 120 ans), l’efficacité ou la puissance des nouveaux moyens de production n’est en aucun cas proportionnée a la quantité de travail immédiatement requise pour leur production, mais dépend plutôt de l’emploi, dans la production, du patrimoine scientifique et culturel accumule par l’humanité. Il est vrai que, a chaque augmentation de sa composition organique, le capital réduit aussi le travail nécessaire (et donc augmente le surtravail) par rapport a la masse de travail mise en

œuvre. Mais l’augmentation du surtravail, quelle qu’elle soit, ne peut advenir que dans des

limites bien déterminées. Si la journée de travail est de 10 heures (mais on arriverait au même résultat si elle était de 24 heures [NdT : et si le salarie ne se repose pas un minimum, la productivité de l’heure baisse !]), la masse de surtravail que le capital peut extorquer a chaque ouvrier ne peut donc qu’être inférieure, pour autant qu’elle s’en rapproche, à 10 heures par jour.

Donc, si le capital, au fur et a mesure qu’il augmente, emploie (a quantite egale de valeur d’usage produite) un nombre décroissant (avec la limite zéro) de travailleurs, mais ne peut accroître la quantité de surtravail extorquée au-delà de la durée de la journée de travail (durée qui, toute limite historique, politique et sociale mise a part, a de toute maniéré une limite maximale de 24 heures), il en résulte nécessairement que l’on arrive a un point, a partir duquel une croissance ultérieure du capital comporterait la diminution de la masse de surtravail extorque, donnée par le produit du nombre de travailleurs employés par le surtravail extorque a chaque travailleur.

4. Les tendances mises en marche par la surproduction de capital : un chaos

général

Quelles tendances se mettent-elles en marche quand il y a surproduction de capital ? De multiples tendances, que nous énonçons sans nous préoccuper de leur importance relative et des facteurs (de crédit, financiers, politiques, culturels, etc.) qui en favorisent l’une plutôt que l’autre, étant toutes des aspects de la crise générale du mode de production capitaliste.

a) Aucun capitaliste n’investit, on l’a dit, plus de capital pour recueillir une plus-value inférieure a celle qu’il recueillait en investissant moins de capital. Mais tout capitaliste, précisément parce qu’il ne peut investir dans son secteur la plus-value qu’il a extorque, cherchera a l’investir dans des secteurs ou opèrent d’autres capitalistes. En effet, les ruineuses conséquences qu’engendreront, dans ce nouveau secteur, pour le capital y opérant déjà, le nouvel investissement, ne l’intéressent pas le moins du monde. Précisément parce qu’en investissant dans le nouveau secteur (pour lui), avec une plus haute composition technique (donc organique) possible, donc une plus haute productivité du capital par rapport aux capitaux y opérant déjà, il a la possibilité de conquérir sa part de marche au détriment des capitalistes qui y opèrent déjà. Le fait que le capital qu’il investit dans le nouveau secteur lui rende un profit plus bas (c’est a dire un taux de profit moindre) que celui que lui apportait l’ancien capital qui continue à opérer dans son secteur, est pour lui un motif d’affliction, mais ne l’amène pas à se désister de l’initiative, parce que l’alternative est de laisser inopérante la

plus-value extorquée (ou de l’utiliser comme revenu). Si la plus-value dont il est en possession n’est pas quantitativement suffisante pour entreprendre une production dans le nouveau secteur sur une échelle adéquate, aucun problème insurmontable : ce seront les autres capitalistes (y compris ceux opérant dans le secteur qu’il va envahir en les ruinant) qui lui fourniront les moyens qui lui manquent. Ces derniers sont en effet en possession de plus-value qu’eux non plus ne peuvent employer comme capital dans leur secteur, et qu’ils confient donc au système de crédit dans lequel va puiser notre capitaliste. Tout ceci n’exclut évidemment pas qu’un autre capitaliste lui fasse exactement ce qu’il s’apprête a faire aux autres.

Ensomme, un chaos généralisé, dont ne peuvent sortir que des entraves au développement des forces productives, une concurrence acharnée (non pas pour améliorer les conditions de valorisation, mais pour survivre), ou une destruction de capital et de valeur.

subprime-sale.jpgb) Les activités de spéculation financière enflent, deviennent prééminentes par rapport au capital engage dans la production et dans la circulation, et le broient par leurs rapides et violents mouvements. Une masse énorme de valeur, sous forme d’argent, tente par tout moyen de trouver un ‘usage fructueux’, de se valoriser, d’agir de quelque maniéré comme capital. Il n’y a qu’a voir les marches de l’eurodollar : la course des capitalistes pour acheter ici des dollars, là des euros et la des yens, imprimant de violentes variations aux changes entre monnaies ou de pesantes interventions de sauvetage des banques centrales ; la course pour acheter aujourd’hui telle action, demain telle autre, aujourd’hui tel titre financier et demain tela utre, aujourd’hui telle matière première et demain telle autre, imprimant de brusques variations au cours des titres dans les Bourses de valeurs et aux cours des Bourses aux marchandises. Toutes ces opérations ne restent pas confinées au milieu des spéculateurs en bourse, avec la ruine de certains et la fortune d’autres, mais diffusent leurs effets dans tout le système économique : la variation des changes entre les monnaies emporte la variation des prix de toutes les marchandises objet du marche international, et par ricochet des autres également, et fait varier la valeur réelle des paiements en suspens ; la variation du cours des matières premières, objet de la spéculation des opérateurs des bourses aux marchandises, frappe ou favorise tous les producteurs et utilisateurs de celles-ci ; la variation du cours des titres financiers frappe ou favorise tous les possesseurs de ces titres, qui doivent les transformer en monnaie ou les donner comme garantie a leurs emprunts.

C'est le fameux capitalisme financier qui pour nos politiques de droites et de gauches est l'ennemie alors que comme nous le voyons cela découle du capitalisme industriel. IL N'Y A QUE 1 CAPITALISME.

c) Les efforts de chaque fraction du capital pour s’approprier, au détriment des autres, une part adéquate de la masse de plus-value décroissante, deviennent spasmodique. L’inflation est un résultat de cet effort, résultat qui, naissant sur le terrain du monopole, ne trouve aucune limite à s’exercer ; mais, dans le même temps, comme on l’a dit clairement, il n’y a pas de remède aux désordres que cela génère. Stagnation et inflation (ce spectre a deux faces, toutes deux terrifiantes pour le capitaliste, dont sont peuples les cauchemars des spécialistes bourgeois, des ‘experts’ en politique économique, des banquiers et des politiciens) sont un résultat évident et inévitable de la situation que l’on vient de décrire. On a ici une augmentation de la masse de capital employé dans et pour la circulation, et de la relative occupation de travailleurs non-productifs de plus-value.

d) L’exploitation des travailleurs (l’intensification du travail, la réduction a l’os du nombre de

travailleurs employés etc.), de pair avec la dévastation des conditions environnementales, sont poussées par chaque capitaliste a leur paroxysme, comme condition de son salut, de la valorisation de sa part de capital. La concurrence étrangère devient le réel et commode prétexte pour réduire les salaires, comme condition de survie de ‘l’économie nationale’. Même si en réalité, ce sont toutes la des conditions qui ne font que plonger encore plus tout le capital dans la crise et donc, au bout du compte, créer des conditions de valorisation encore plus difficiles pour chaque part prise individuellement. Nous avons, la, comme des individus pris dans des sables mouvants et dont chacun desquels cherche (et réussit momentanément) à rester a la surface et a se soulever un peu en s’appuyant sur ses compagnons d’infortune ; mais qui, en s’agitant ainsi, accélèrent précisément leur enlisement…

C'est à la mode de consommer Français, de produire Français, alors que par exemple sous la présidence Sarkovy d'immenses forces productives ont été sacrifié alors qu'il voulait réindustrialisé le pays.

e) Une part croissante de plus-value ne devient pas du capital mais va être employée comme revenu :

- soit comme revenu personnel du capitaliste et de ses sous-fifres, comme luxe et faste de choses et de servitude, de gorilles et de peignes-cul, etc. Il y a ici une augmentation des travailleurs non-productifs de plus-value.

- soit comme valeur employée dans des fondations, des instituts ‘culturels’, de bienfaisance, de vigilance etc. ; en somme, une masse de valeur non employée dans le but direct de se valoriser, c’est à dire, non employée comme capital. Il y a ici une augmentation correspondante de travail improductif de plus-value.

- soit comme dépense étatique et dépense publique en général. Dépense alimentée par la plusvalue

sous deux formes :

1°/ sous la forme d’impôts et de taxes. Il est bien vrai qu’une masse énorme de recettes fiscales de l’administration publique est extorquée aux travailleurs (comme impôts directs et indirects), adm.jpgen quoi elle semble être une amputation de salaire. Mais regardons mieux les choses. Justement parce qu’ils sont extorques aux travailleurs, chaque augmentation des impôts détermine une réduction de salaire. Tel est son effet immédiat. Mais ensuite, les travailleurs se vengent, en des temps et des mesures différentes, sur les salaires : ils demandent et obtiennent, a plus ou moins long terme et dans des mesures différentes selon les catégories, une augmentation de salaire. Pour cette raison, la possibilité de l’augmentation des impôts réside dans la plus-value. L’État, a travers l’augmentation de la taxation directe et indirecte, par l’émission de surplus de billets de banque, ratisse une part conséquente de plusvalue sociale. Ceci n’enlève rien, soit dit en passant, au caractère positif et nécessaire des luttes des travailleurs contre l’augmentation des taxes (qui déterminent une réduction de salaire) et pour la réduction des taxes (qui déterminerait une augmentation de salaire). Le recouvrement des impôts sur les salaires plutôt que directement sur la plus-value pressente pour les capitalistes de gros avantages : une réduction plus ou moins prolongée des salaires et une répartition de la charge sur tous les capitalistes (ceux dont les affaires marchent a toutes voiles et ceux qui succombent), ce qui pressente l’avantage de laisser profiter pleinement de sa période de vaches grasses le capitaliste qui "se l’est conquise", et d’exalter "l’initiative" et "l’esprit d’entreprise".

2°/ sous la forme du crédit a l’administration publique (la fameuse dette publique). Un poste qui s'est énormément accru dans les budgets publics. Par cette voie, une partie de la plus-value ‘se

valorise’ deux fois.

Une fois parce que cela crée les conditions de réalisation du capital/marchandise dans lequel la plus-value se trouve emprisonnée (l’administration publique achète des biens/services aux capitalistes) et dont elle ne sortirait qu’a grande peine, car le manque de possibilités lucratives d’investissements pour le nouveau capital dans son entier implique aussi qu’il n’existe pas de marche quantitativement adéquat pour le capital/marchandise. En effet, toute la valeur produite (celle conservée et la nouvelle) est produite comme capital-marchandise et ne peut se réaliser que si elle trouve des acheteurs (capitalistes ou non), et les acheteurs capitalistes n’existent que dans la mesure ou toute la nouvelle valeur peut être investie avec profit. L’expression ‘se valorise’ est entre guillemets, car elle doit être comprise avec un brin d’esprit critique. Il s’agit précisément de la réalisation (transformation en argent) sans laquelle la valorisation (augmentation de la valeur) accomplie dans la phase de production est advenue en vain, voire au contraire comme destruction de capital.

Et une seconde fois parce que, en étant prêtée a l’administration publique, une partie de la plus-value crée les conditions pour participer (comme secteur spécifique du capital) a la répartition de la plus-value qui sera produite dans le cycle suivant et donc, d’une certaine maniéré, devient du capital et se valorise, en percevant les intérêts payes par l’Autorité publique sur la dette. On a ici une croissance conséquente de l’emploi d’une masse de travail improductif de plus-value.

Le gonflement de la dépense publique sera détermine, quant a sa venue effective a l’existence,

par les dimensions qu’il assume, par les formes concrètes qu’il assume (armement, instruction, retraites, services de sante, prébendes et sinécures, bureaucratie, services d’assistance, services de répression, guerre etc.), par des mouvements politiques concrets. Mais sa possibilité et définie par le mouvement économique. Ce rôle de la dépense publique semble a première vue en contradiction avec le mot d’ordre de "réduction de la dépense publique" arbore par tous les gouvernements bourgeois en ce moment. Mais il faut, d’abord, mettre en évidence le fait que la seule réduction effective de la dépense publique concerne les secteurs de redistribution du revenu (instruction, sante, protection sociale, assistance publique, tarifs des services publics) au détriment des masses populaires, tandis que la dépense publique des autres secteurs augmente.

En second lieu, étant donne que tout capitaliste escompte réussir a se sauver de la crise et même à y gagner en menant une restructuration plus profonde par une augmentation de la production de ses ouvriers supérieure aux autres capitalistes, surgit de la part de chaque capitaliste une recherche de capital externe qui s’affronte avec la recherche des autres capitalistes et des autres centres de dépense. Nous voyons bien aujourd'hui que les capitalistes se servent de la pression de la crise pour licencier, augmenter le temps de travailler horaire et sur la vie (les retraites plus tardives) etc.

f) Augmentation de la valeur employée dans des conditions particulières de valorisation. Une

part croissante de valeur est employée comme capital, mais dans des conditions de valorisation particulières, dans le sens ou elle n’entre pas en concurrence avec les autres capitalistes pour être employée avec le profit maximum, mais cherche a tirer un plus grand profit dans le cadre du secteur ou elle opéré de maniéré stable, pour des motifs institutionnels (K. Marx, Le Capital, livre III, p. 317, Ed. Riuniti, 1965). C’est le cas typiquement verifie dans les entreprises publiques ou infrastructurelles. En Italie, cela advient également dans le secteur des Instituts de credit spécial. Pour éviter toute équivoque, il faut bien clarifier qu’il n’est pas fait allusion ici aux nombreux déficits claironnes des entreprises d’État ou a participation étatique. Ces ‘pertes’ sont une toute autre chose : elles sont le résultat du fait que, pour mille motifs économiques et politiques, une masse de capitalistes italiens, plutôt que d’investir leurs capitaux directement

dans la société X, les confient aux institutions du marché financier (banques et autres),

lesquelles les prêtent a la société X. La société X réalisant, en fin d’année, une masse de profit de (disons) 50, doit verser 60 (pour les intérêts a la banque et autres instituts financiers), 20 au divers capitalistes, et clôture brillamment l’exercice avec une perte de 30, que les banques et autres instituts financiers se feront une joie de couvrir par un autre prêt qui s’ajoutera aux anciens, parce que de cette manière ils engrangeront encore l’année suivante de coquets intérêts.


Suite ici

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Commentaires (1)

1. Vanessa 15/06/2015

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