La solidarité internationale une nécessité révolutionnaire.

internacionalisme.jpgNotre solidarité internationale prolétarienne n'est pas une question d'humanisme ou d'éthique, mais bien une nécessité révolutionnaire et nous allons voir pourquoi.

Si l'on ne comprend pas comment fonctionne le système capitaliste mondial, il est difficile de comprendre pourquoi un petit paysan du Carcin, du Roerga ou de Provença devrait soutenir le mouvement pour la révolution agraire au Brésil ou la Guerre populaire en Inde.

Ce ne sont pas les 'nouvelles technologies d’information' et les 'moyens de communication' qui font que les être humains sont reliés à un avenir collectif, mais bien l'exploitation capitaliste et son hégémonie planétaire.

L’idéologie bourgeoise et son mirage du 'village mondial', les élucubrations sur un prétendu 'citoyen du monde' fantasmé dans nos pays impérialistes, cachent la réalité de 80% de la population mondiale dont une part se trouve dans la Triade impérialiste ouest-européenne/nord-américaine/Asie-Pacifique. Non, il n'y a pas de village planétaire, mais un marché capitaliste qui englobe non seulement la planète entière mais toutes les activités humaines jusqu'au relations sentimentales (voir le texte de Zones subversives sur le blog Servir Le Peuple). Et pour ce qui est du 'citoyen mondial', nous n'y reviendrons pas tant ce concept est grotesque et réactionnaire.

r07-13119.gifLe capitalisme produit ses propres contradictions, c'est à dire qu'en étendant son système de rapine et de mort sur toute la planète, il étend aussi la possibilité de son dépassement et de son renversement révolutionnaire au niveau de l'humanité. Avec la division géographique du travail qu'implique le système capitaliste, tout le monde ou presque (à l'exception, peut-être, de quelques communautés 'primitives' du fin fond de l'Amazonie, de l'Afrique, de la Papouasie ou de Bornéo) est aujourd'hui intégré à l'immense machine de production capitaliste. D'un côté, nous avons les pays impérialistes, foyers de consommation, d'industrie de 'finition' et d'économie de 'services', quartier-général de la bourgeoisie monopoliste ; et de l'autre les pays dominés, colonies et semi-colonies à caractère semi-féodal, où la bourgeoisie dominante est de caractère bureaucratique, dans un capitalisme impulsé par et soumis à l'impérialisme. C'est dans ce sens que si la consommation de marchandise dans les pays impérialistes baisse, automatiquement les 'pays ateliers', producteurs de biens manufacturés (comme la Chine par exemple), entrent en crise. Mais l'effet domino ne s'arrête pas là, car la Chine, gros consommateur de matières premières, entraîne alors dans sa crise les pays exportateurs de charbon, de fer, tels que le Brésil par exemple. Nous avons là le véritable 'village planétaire', qui n'est qu'un rapport de production capitaliste et de domination.

Parallèlement, c'est ce même système de division internationale du travail qui affaiblit considérablement la machine impérialiste du moment où, dans les pays dominés, la résistance s'organise : rappelons-nous que, là où il y a oppression, il y a résistance. Chaque ralentissement de la production dans une usine du 'tiers-monde', chaque parcelle de terre agricole arrachée à l'impérialisme est un dur coup pour le système. Imaginons donc la puissance que pourrait avoir une révolution communiste en Inde ou au Brésil ! Des pans entiers du système, un milliard de producteurs exploités dans le premier cas et 200 millions dans le second, des ressources naturelles et souterraines considérables, des eaux territoriales regorgeant de richesses s'arracheraient au contrôle des monopoles impérialistes nord-américains, européens, russes, chinois ou japonais. Aujourd'hui, avec la 'mondialisation' c'est à dire l'impérialisme partout et pour tous, le coup serait 1000 fois plus rude qu'avec la Révolution chinoise de 1949, surtout que les grands Centres impérialistes ne possèdent que peu de ressources primaires et ont largement (depuis les années 1970) détruit leur appareil productif industriel.

Le petit paysan du Carcin, du Roerga ou de la Provença a donc son sort lié à l'avancée de la Révolution mondiale. Car la pression maintenue sur la petite paysannerie encore existante dans les paysmoaists-india.jpg impérialistes n'est due qu'à l'épée de Damoclès de la concurrence des producteurs des pays dominés. Chaque avancée vers la révolution agraire au Brésil est une défaite pour le capitalisme et une partie de la solution pour la petite paysannerie en Occitanie. Car une révolution communiste supprimera la division mondiale du travail, le rôle de l'agriculture sera de produire une alimentation saine pour les masses populaires et non, comme aujourd'hui, d'engraisser les 'géants' de l'industrie agro-alimentaire.

Aujourd'hui, dans les pays impérialistes, l'agro-capitalisme jouit de toute la protection que l'État peut procurer ; mais la PAC, dont les céréaliculteurs du Bassin parisien profitent les premiers, a aussi réussi à maintenir des pans entiers 'non-rentables' de la paysannerie. Car c'était une nécessité politique de tuer à petit feu (et non 'd'un coup sec') les restes de la classe paysanne non agro-capitaliste. Mais aujourd'hui, face la crise et à la concurrence féroce entre impérialistes, les pays européens poussent à la suppression de la PAC et des protections douanières. Ce système protectionniste qui fait qu'un paysan français peut produire moins cher qu'un paysan africain est bien entendu à détruire ; mais parallèlement cela sonnerait aussi le glas des petits paysans d'Occitanie, de Bretagne, de Corse, d'Euskal Herria etc. : un 'paradoxe' qui ne peut trouver sa solution dans le système impérialiste mondial actuel, d'où la nécessité historique de la révolution prolétarienne.

lcp.jpgLa question alimentaire est entrain de revenir au centre des préoccupations humaines, non seulement au niveau des quantités, mais aussi au niveau de la répartition et aujourd'hui de la qualité des produits consommés, ainsi que de leur impact pour l'écosystème. L'érosion et l'épuisement des sols est aujourd'hui à un niveau alarmant dans les pays impérialistes, tandis que dans les 'pays-fermes', comme le Brésil ou l'Argentine, l'utilisation déchaînée des OGM et la déforestation incalculable mettent déjà ces territoires au bord de la catastrophe. L'agro-capitaliste, le fazendeiro/hacendero ou latifundiste, est tout puissant ; il a le droit de vie ou de mort sur les paysans pauvres et les sans-terres. Les milices privés et la police légale font régner la terreur dans les campagnes de l'intérieur brésilien. Le besoin sans cesse croissant de matières premières fait que les gouvernements des semi-colonies développent leur potentiel économique sans se soucier des populations locales. Les chantiers hydroélectriques de la PCA (politique de croissance accélérée), sur la rivière Xingu au Brésil par exemple, menacent les populations indigènes sur leurs terres.

Ce qui est applicable à l'agriculture l'est bien sûr à l'industrie. Conditions de travail inhumaines, sous-payés et sous-alimentés, les ouvriers des pays-ateliers sont les esclaves du XXIe siècle. Mais là aussi la révolte gronde : ce ne sont pas moins de 80.000 émeutes ouvrières et paysannes que le gouvernement chinois, par exemple, recense officiellement chaque année. La crise générale du capitalisme va encore accentuer le mouvement de révolte et le transformer, là où ce n'est pas encore le cas, en guerre de classe révolutionnaire.

Chaque lutte dans le monde est donc aujourd'hui reliée indissociablement à un même mouvement mondial, que nous devons entendre comme le mouvement de l'humanité vers le communiste. Notre internationalisme doit donc se trouver précisément là, dans le soutien stratégique aux révolutionnaires des Périphéries, car notre victoire sur le Centre de l'exploitation et de l'oppression est plus que jamais conditionnée par cela.

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