Occitània nouvel eldorado capitaliste ?

prov.jpg Nous le savons le capitalisme transforme le monde à son image, sa conception du monde tente de pénétrer toutes les activités humaines matérielles ou culturelles. L'urbanisation, la destruction des territoires, la concentration urbaine ne sont que des conséquences de l'extension, de la transformation capitaliste.

Nous sommes rentrés dans la seconde crise de surproduction absolue de capital, même si cette crise est la dernière d'un système à bout de souffle, elle peut encore durer un bon moment, cela dépendra de la capacité des révolutionnaires à accélérer le court des choses. Dans le texte De quoi la crise est-elle le nom ?, nous avons vu que ce type de crise ne peut se résoudre que dans la guerre impérialiste OU la révolution.

Les guerres des deux dernières décennies, Yougoslavie Syrie, Irak, Mali, Afghanistan, Libye, Côte d'Ivoire, somalie etc, en sont l'expression la plus visible. Le capitalisme pour continuer à se survivre doit donc soit investir de nouveau marché, soit tout détruire pour reconstruire et donc commencer une nouvelle phase d'accumulation capitaliste.


euromed.jpg La seconde guerre mondiale est l'exemple le plus effroyable de ce processus, les 30 glorieuses correspondent à cette nouvelle accumulation. Nous le répétons ici, mais il vaut mieux deux fois qu'une, ceci n'est pas un complot des 100, 3 ou 28 familles, ni un complot judéo-sionniste-maçonnique ou d'Illuminati, il n'y a pas de plan pré-déterminé mais les contradictions, la concurrence féroce entre capitalistes et entre les états qui soutiennent ces monopoles est tel qu'elle dérape immanquablement en guerre. La nouvelle gouvernance mondiale n'est qu'un leurre, il ne peut avoir une quelconque gouvernance dans le chaos capitaliste, chacun tente de tirer la couverture vers lui. Nous le voyons au quotidien dans l'activité de nos politiques et dans les divergences entre gouvernement en Europe par exemple.

Il y a d'autres cartes que les capitalistes utilisent, par exemple l'aide au démantèlement accéléré de l'URSS et du bloc de l'Est. Les coups d'état (celui d'Eltsine) et les 'révolutions' Oranges du moment sont une autre expression des tentatives de dompter les pays et de les soumettre à la colonisation capitaliste impériales. Les semi-colonies de la France à Fric et les interventions tricolores militaires incessantes, les soutiens aux dictateurs, les retournements de situations, les meurtres politiques, le financement de tel ou tel parti sont quelques techniques bien française de ce jeu monstrueux.

Mais nous allons voir que ce schéma impérialiste se retrouve sur le territoire même des métropoles impérialistes. Nous étudierons l'Occitània car c'est là que nous luttons et donc que nous avons le plus besoin de comprendre les différents enjeux. A plus petit échelle et avec une violence moins sanglantes ce procédés d'expansion se retrouve sur notre territoire.

Nous verrons quelques exemples de cette guerre qui est menée contre les peuples et les territoires.

Marselha, Euromed, capitale de la culture 2013.

Marselha la rebelle, la métisse, celle qui rechigna durant toute son histoire à la normalisation centralisatrice capétienne puis à celle de la république capitaliste. Celle qui déjoua les plans de la bourgeoisiemars.jpg pour la remodeler à son image, celle qui eu un quartier entier rasé pendant la seconde guerre mondiale, acte préfigurant l'actuel guerre. Pour comprendre cette histoire passionnante il vous faut à tout prix lire le livre Alèssi Dell’Umbria : Histoire universelle de Marseille, De l’an mil à l’an deux mille.

Marselha était un des derniers vestiges de ce qu'était une cité et pourtant elle fut le port impérial par excellence, celui vers les colonies africaines et asiatiques. Mais à l'heure où la gentrification (remplacement des classes pauvres par des riches dans les centres), nom donné à ces guerres impériales menées dans nos villes, un peu partout était accomplit Marselha faisait exception.

Le Blitzkrig capitaliste contre elle est d'autant plus violent que l'attente avait été longue. C'est aujourd'hui avec l'artillerie lourde que les capitalistes et son instrument, l’État, mène la pacification. Ici les généraux pacificateurs sont toutes une myriades d'urbanistes, architectes, experts en ceci en cela, de sociologues, de gens bien qui parlent pour les Marseillais qui veulent que leur ville change, en sommes des gens foutres, larbins des politiques et du capitalisme sans honneur ni foi.

En même temps on nettoie : opération de police dans les quartier Nord pour divertir les gens des magouilles urbanistiques ou encore une vingtaines de cars de CRS venues pacifier le Carnaval de la plaine. Même méthode que dans les Favelas, la différence est qu'en France on peut pas encore tuer en masse les pauvres. Cette pacification est complétée par un réseau de plus en plus danses de caméras de surveillance.

EuroMediterranee c'est 7 Milliards d'investissement privée et publique pour développer l'ancienne frange maritime. C'est le symbole de la conception du monde capitaliste avec la construction de tours vertigineuses, la concentration de bureaux, de logements pour la classe moyenne etc. Toute la gamme d'une ville moderne à l'image de la nouvelle Barcelona que tout le monde prend en exemple. EuroMediterranee ok ! Mais pas trop de Méditerranée, juste le soleil et les clichés.

La LGV a été le premier pas important vers cette nouvelle annexion, nous le savons les moyens logistiques sont le nerf dans une guerre, rattacher la cité phocéenne à la capitale était primordiale. Comme nous le rappeler le préfet des Pyrénées atlantiques, l'important c'est que le pays Basque soit relié à Paris.

En plus de se super projet Marselha a été choisit pour être Capital(e) de la culture en 2013 C'est 600 millions d’euros d'investissement pour bâtir des théâtres, musées, salles de spectacles, aménagements urbains..., près de 50 projets. Voilà donc ce qu'est la culture dans le capitalisme, un moyen de gagner encore plus d'argent. Nous pouvons être sur que les Marselhès pourront découvrir la culture bourgeoise dans ces nouveaux lieux à la hauteur de l'enjeu. Par contre la vrais culture populaire Marselhèsa, celle de se mélange d'Occitànie, d'Afrique, d'Italie..méditerranéenne nous pouvons imaginer qu'elle sera remisée dans un bas de page (au mieux). L'hégémonie culturelle de la domination façonne les mentalités à son image.

Comme nous le voyons Marselha est un de ses territoires à conquérir pour accumuler toujours plus de capital. L'Occitània n'est pas à son 1er coup d’essais : Avant Marselha il a eut la Provença maritime, l'horrible Montpelhier du mégalo Frêche, aujourd'hui la bétonnisation toujours plus forte de la côte languedocienne. L'explosion du grand Tolosa et sa colonisation accélérée. La côte Atlantique qui avait cru un moment échapper à cela, mise à part Euskal Herria, est frappée de plein fouet par la colonisation métropolitaine. Maisons peu chères, territoires encore vierges, vivables, autochtones sympas, bref le parfaît endroit pour venir spéculer et investir. Les Landes (Gasconha maritima) vont doubler de population d'ici 30 ans nous dit t'on..

C'est un étrange phénomène de balancier qui s'amorce l'occitània désertée pendant la première phase de la révolution industrielle, mise à part quelques îlots dont Marselha, se retrouve au cœur de se nouveau processus régional d'accumulation. Les nouveaux chantiers pharaoniques de transport ne visent que le même but, enrichir les monopoles.

Alors tout est perdu comme certains le proclament, c'est fini, c'est trop tard, baissé le rideaux . Le capitalisme aurait tout subsumé (intégré) dans sa conception du monde etc..

Bien sur que non ! Tout cela n'est que discours défaitiste, expression d'une impuissance agréable. On critique de manière super radicale mais on fait rien.

Notre vision à nous communiste révolutionnaire c'est que rien n'est éternelle et surtout pas les murailles de Rome. Avec la Crise, se rallume le feu ardent de la lutte des classes et avec lui le spectre cette fois-ci mondial du COMMUNISME. Le capitalisme a répandu partout la même exploitation inhumaine, la réponse sera partout radicale et globale. Le grand village planétaire sera celui de la commune universelle.

Mais avant cela nous devons batailler ferme, accumuler des forces, apprendre, comprendre, traduire en pratiques nos théories, le seul ennemie est notre peur.

Notre premier défit est de comprendre d'où vient le monde qui nous entoure, comprendre l'époque c'est çà qui fait de nous des révolutionnaires comme le disait V.I Lénine. Nous ne pouvons nous permettre de appréhender seulement par notre sensibilité. Car la sensibilité est certes la base mais elle ne peut remplacer un véritable travail de réflexion et de recherche.

Concrètement il nous faut nous opposer fermement à tous ces projets, nous ne pouvons pas nous contenter d'être spectateur du mouvement historique. Certes le capitalisme a atteint ses limites historiques mais il ne s'écroulera pas tout seul. Si nous voulons gagner nous ne devons pas faire confiance seulement au bon sens des gens, ni à une quelconque spontanéité. Il serait utopique et dangereux de penser abattre les premières casemate du système de résistance capitaliste, l’Etat, sans s'organiser et se préparer de la même manière que les capitalistes font la guerre. Deuxièmement, une fois l’État abattu, le plus dur sera à faire, vaincre l'hégémonie idéologique et culturelle qui est notre véritable ennemie du moment.



La lutte hégémonique commence dés aujourd'hui en démythifiant la République Bourgeoise Française. Nous ne le répéterons jamais assez, le Républicanisme est l'idéologie de la bourgeoisie, son état n'est pas celui de tous les citoyens mais bien l'instrument politique et militaire de la classe dominante. Cette idéologie infecte la politique française de l'extrême droite à l'extrême gauche aucune révolution ne pourra commencer sans l'abattre de manière culturelle pour commencer.

Nous, occitans, dans notre revendication politique, linguistique et culturelle, nous portons une arme de destruction massive pour cet Etat.

Tant soit peu que nous ne voulions pas l'intégration mais la sécession de cet Etat.


Pour plus d'info sur Marselha un article d'Alèssi Dell’Umbria sur le site du Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel.

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