Reflexion sur les technologies

le-progres.jpgIl y a dans le mouvement révolutionnaire dans les pays impérialistes tout un courant 'anti-moderniste' qui rejette le progrès de la société industrielle puis aujourd'hui celui de la société robotisée comme étant plus aliénant

Nous pouvons les comprendre tant aujourd'hui la technologie est un puissant agent aliénant, dégradant et abrutissant. Mais ce que se courant ne comprend pas ce sont les causes aujourd'hui de cette dérive de la société technologique. Ce courant 'anti-moderniste' est fort au cœur des métropoles, cœurs du systèmes impérialistes où la technologie est la plus avancée, ou le capitalisme a le plus pénétré le corps social. Mais nous serions bien de mauvaise fois de ne pas reconnaître le bon qu'a fait l'humanité avec la technologie surtout quand une partie de l'humanité vis encore dans des conditions de vie quasi pré-industriel.

Les acquis de civilisations, la circulation des idées, le développement intellectuel n'ont été possible que par le développement à un moment donné de la technique et du capitalisme comme force de progrès. Demandons à nos grand-parent si la mécanisation ne fut pas une forme de libération face à la dureté et l'incertitude du travail agricole. Le frigo ou plus généralement la conservation des aliments qui a tiré une grande partie de l'humanité des disettes et famines récurrentes. Ou encore les technologies de la communication qui permettent aujourd'hui une accélération des idées et un facteur de la possibilité réelle de sortir du capitalisme a une échelle planétaire. Nous ne reviendrons pas sur le progrès de la médecine qui prolonge et améliore notre durée de vie. Les avancées sont innombrables jusqu'à même la probabilité aujourd'hui de pouvoir voyager à travers l'univers.

Effectivement toutes ses avancées poussées par l'unique soif de profit du au capitalisme et à son besoin incessant de renouvellement a un côté négatif très fort. L'aliénation perçue ou vécue de toutes ses technologies envahissantes, la marchandisation de tout, l'utilisation de ces technologies comme arme policière fait qu'aujourd'hui que l'humain se retrouve de moins en moins devant ce phénomène incontrôlable. Et peut être plus grave la destruction de la société pure et simple remplacé par une multitude atomisé liée seulement par des liens marchands, vision serte poussée à telecharger-vaisseau-spatial-original-558.jpgl'extrême, mais qui a déjà quelques signes d'existence ou plutôt de non existence.

Mais cela n'est pas du au développement technologique en lui même, mais bien à la structure dans laquelle ces technologies apparaissent et sont utilisées. Comment une voiture pourrait nous aliéner si elle n'était aujourd'hui l'outil principale de notre mobilité en tant que force de travail dépendant de son salaire. Où si le frigo était juste un outil de conservation de produit sain, à la place des déjections de l'industrie agro-alimentaire. Nous pourrions comme cela lister à l'infinie les avancées technologique censées nous améliorer la vie qui se retournent contre nous. Une grande part de l'aliénation vient du fétichisme de la marchandise qui donne une sur-valeur sociale à des produits technologiques qui perdraient assurément leurs prestiges si ils étaient gratuits, pensons aux nouvelles tablettes numériques par exemple.

Entendons donc que le problème vient plus du fait de savoir qui guide et à quoi servent les progrès techniques dans nos sociétés que le progrès lui même. Surtout qu'aujourd'hui la recherche scientifique est enfermée dans un carcan de rentabilité à courte vue qui lui empêche de faire des avancées significatives.

L'aliénation des technologie vient donc comme toute chose de la structure même de notre société. Toute l'activité humaine intellectuelle et donc matérielle n'est que le reflet du système économique et de son état. Aujourd'hui nous avons atteint les limites historiques du mode de production capitaliste, il est en crise, le résultat sur la société est ce sentiment de décadence avancée à tous les niveaux. Le sentiment du tout fou le camp, n'est pas qu'un sentiment, il est bien réel et il ne peut en être autrement. Pointer les risques sur l'humain de la malsaine utilisation des nouvelles technologies comme le font, par exemple, le collectif Pièces et main d'œuvre, sans amener des réponses est pour le moins contre-productif. Nous nions pas le fait que nous devons nous informer sur les dangers de tous ces nouveaux systèmes de traçage des humains, mais enfin de compte une personne au courant que peut elle faire de concret contre cela aujourd'hui ; mise à part angoisser et s'enfermer dans un catastrophisme tout aussi aliénant. Nous vivons dans un univers 'catastophiste', où le no future est devenue un sentiment généralisé. Le capitalisme est un système violemment nihiliste, il est se survie que par la destruction de son environnement de manière toujours plus raffiné. Avant dans les pays Impérialistes nous avions la destruction de l'éco-système, l'industrialisation polluante etc., Aujourd'hui c'est le capitalisme vert qui tend à le remplacer, mais la donne est la même. Mais dans cette phase final d'un système économique qui c'est rêvé civilisation c'est l'humanité même qui est aujourd'hui détruite petit à petit. Physiquement, mais aussi et surtout en fin de compte mentalement, car la seule force de ce système est de nous faire croire qu'il est inéluctable et qu'on aura beau s'y opposer nous allons contre l'Histoire. On a beau conditionner les masses au bonheur fictif de la consommation le compte n'y est pas, une société qui se vit au jour le jour et surtout qui n'a pas de projet à long terme ne peut rendre que dépressif, malheureux et triste les individus qui la subissent.

Aujourd'hui le mouvement révolutionnaire est lui aussi victime de çà. Pour revenir au collectif cité plus haut nous sommes d'accord avec eux qu'il faut mener l'enquête et que, tous, nous devons être enquêteurs, que nous devons être renseigner sur l'ennemie et informer les masses. De même l'idée que les nouvelles techniques sont toujours une arme de contrôle du pouvoir sur les sans-pouvoirs n'est bien sur pas faux, mais le problème, et qui touchent toutes l’extrême gauche, surtout anarchisante, est la peur d'aborder la seule véritable solution à la catastrophe. La seule question qui clairement ne peut être que le seul vecteur de re-conscientisation et d'espoir, celle de la question du pouvoir.

Le mouvement révolutionnaire c'est complètement conformé dans la propagande orchestrées depuis la fin du premier épisode de révolution prolétarienne. La propagande anti-communiste, celle qui a tenté de fermer l'ère des révolutions socialistes, les seuls qui ont fait trembler les bases du systèmes capitalistes, ont inoculé la peur du pouvoir. Bien entendu pas pour la bourgeoisie mais bien pour les masses et toutes une franges d'intellectuels de gauche qui sont des alliés de circonstance de cette domination. Nous savons qu'il y a un risque à toute révolution, tout changement même, qu'il a toujours un danger d'avoir pire (quoi qu'aujourd'hui cela serait compliqué) qu'il y aura des opportunistes etc..Nous connaissons bien les arguments, mais nous répondons, et alors ? N'est ce pas une nécessité de le tenter, car le système ne s'écroulera jamais tout seul. En refusant la question du pouvoir c'est accepter le futur écrasement des masses. Nous ne pouvons savoir comment sera demain, ce qu'il va advenir, mais ce que nous savons c'est qu'ils s'opposeront de toute leur force à tout changement.

La Restauration des années 80-90 a été la victoire de cette idée mais aussi et surtout l'impossibilité du mouvement révolutionnaire de tirer des leçons positives et négatives des deux premières révolutions prolétariennes de l'histoire (ce qui n'est pas rien). Soyons claire, La bourgeoisie n'a aucun intérêt à ce que cela soit fait, car cela signifie pour nous une élévation dans notre compréhension des mécanismes révolutionnaires. Cela nous permet de ne plus refaire les mêmes erreurs, du moins de ne pas naviguer à vue, comme furent les premières expériences.

C'est enfin de compte pour cela et uniquement pour cela que le mouvement révolutionnaire est vide aujourd'hui, surtout en Hexagone, ou nous avons eut le fer de lance de la nouvelle gauche, avec toute une analyse très intéressante et nécessaire mais qui c'est refusée à aller plus loin que la critique. C'est çà qui permet aujourd'hui qu'on puisse faire une exposition sur Guy Debord à la BNF. Et Guy Debord avait raison quand il disait que tout ce qui ne tranche pas irrémédiablement avec le système peut être repris par le capitalisme...

Certains affirment que l’échec des premières expériences socialistes ont invalidé l'idée du Parti communiste et même du socialisme, mais l'immense faiblesse quantitatif et qualitatif du mouvement révolutionnaire aujourd'hui affirme clairement le contraire. L'anarchisme, qui enfin de compte n'a pas évolué depuis des décennies, a cru son heure de renaissance arrivée à l'orée des années 90, c'était enfin de compte l'inexistence d'un mouvement communiste conséquent et l'individualisme triomphant qui l'ont fait réapparaître sur le devant de la scène. La crise actuelle le fait imploser comme par exemple le penchant de plus en plus ultra réactionnaires de certains mouvement anars (voir les 'affaires' de la FA). Et ce sont tous ces réformismes radicaux qui sombrent dans l'implosion généralisée de nos certitudes d'avant crise.

Nous sommes partis de la question des nouvelles technologies pour arriver enfin de compte à la question centrale du pouvoir, nous aurions pu choisir d'autres questions qui aujourd'hui touchent la société. Une fois le capitalisme détruit, la science, les découvertes et les avancées humaines seront au service des terriens (et pas seulement des humains) pour construire une civilisation supérieur à toute celle connue jusqu'à aujourd'hui, pour rentrer comme le disait Marx dans le temps de l'histoire.

Cette question du pouvoir en appelle une autre : comment rebâtir aujourd'hui un instrument révolutionnaire, le Parti communiste, à même non seulement de redonner espoir et d'élaborer une stratégie politique vers la conquête du pouvoir et l'établissement du socialisme à l'heure où tout tend à s'écrouler. Cette question ouvre un vaste champs de réflexion et d'analyse, sur comment se rapproprier l'expérience du mouvement prolétaire depuis Marx, comment l'adapter à notre situation et comment transformer cette adaptation en avancée vers lavictoire.

Nous pouvons déjà affirmer que c'est une petite mais belle victoire, après l'époque de reflux révolutionnaire et l'offensive réactionnaire, que de porter cette dynamique là. Et nous pensons que le Mouvement de Libération Nationale Révolutionnaire Occitan nécessite un outil à la hauteur de la tâche, tout comme le mouvement communiste hexagonal et mondial. Nous tenterons de lui faire honneur et de faire honneur à notre idéal communiste que nous pourtons.

Quoi qu'il en soit nous vous conseillons de découvrier le site 'pièces et main d'oeuvre'.

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Commentaires (2)

1. .. 15/07/2013

Je comprends pas bien, guillements ou pas à "communiste" ?

A la poubelle de l'Histoire les ordures dans ton genre.

Un cousin basque

2. hugo 21/06/2013

Parlez français. Soyez propres.
Guignols communistes et pecnots identitaires.
Voilà ce que vous êtes.
L'Occitanie n'a plus de réalité politique depuis près de mille ans.
Vous représentez une dégénérescence "communiste" identitaire du même type que vos cousins basques et etarras.
À la niche le sixième soleil.

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